Projet de loi de finances initiale 2021 : Le ministre de l’Economie projette une croissance de 5,5%

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L’économie mondiale a été fortement éprouvée en 2020 à cause de la pandémie de Covid-19. La Guinée n’a pas échappé à cette triste réalité. Selon le ministre de l’Economie et des Finances, Mamadi Camara, l’accroissement du Produit intérieur brut (PIB) a chuté de 0,4%.

« Les nouvelles prévisions fondées sur les réalisations des huit premiers mois de 2020 font apparaître un accroissement du PIB réel de 5,2% contre 5,6% en 2019 », a indiqué le ministre de l’Economie lors de la présentation du projet de Loi de finances initiale 2021 ce mercredi 25 novembre à l’Assemblée nationale.

Mais la nouvelle pourrait être bonne au cours de l’exercice 2021, selon Mamadi Camara : « La croissance devrait s’accélérer légèrement pour se situer à 5,5% en 2021 en lien avec le retour progressif à la normale des activités durement affectées par la pandémie [de Civid-19]. »

Qualifiée de scandale géologique et de château d’eau de l’Afrique de l’Ouest, la Guinée a sauvé son économie grâce aux mines, à l’énergie et l’agriculture. « La résilience de l’économie guinéenne en 2020 est liée aux performances enregistrées dans les secteurs minier, énergétique et agricole. Est-il utile de préciser que nos prévisions en juin 2020 reposaient sur une contraction de l’activité économique de 1,4% en 2020. Ces prévisions ont été démenties par les résultats exceptionnels dans ces trois secteurs. En effet, leurs productions ont enregistré d’excellents résultats au second trimestre 2020 », a-t-il souligné, regrettant de passage le recul enregistré dans d’autres secteurs clés de l’économie nationale : « […] Cependant, le transport, le commerce, l’hôtellerie et la restauration qui représentent plus de 35% du PIB ont fortement reculé. »

Parlant de la politique économique du pays pour l’exercice budgétaire 2021, le ministre Touré soutient que celle-ci va continuer de viser la poursuite et le renforcement de la transformation structurelle de l’économie et de jeter les fondements de l’émergence de la Guinée.

Spécifiquement, dit-il, la politique budgétaire au titre de l’année 2021 visera maintenir le déficit budgétaire et l’endettement à un niveau raisonnable en pourcentage du PIB ; accroitre les investissements en infrastructures pour soutenir la croissance et la diversification économique ; rechercher, dans la mesure du possible, les financements extérieurs sous forme de dons et prêts concessionnels ; maîtriser l’endettement auprès de la Banque centrale et limiter les emprunts du Gouvernement auprès du secteur bancaire à un niveau compatible avec le financement adéquat du secteur privé par les banques ; assurer la finalisation des travaux d’aménagement du projet hydroélectrique de Souapiti.

Au cours de l’année 2021, le gouvernement devra également garantir le lancement des activités du Fonds de Développement des Communes de Conakry (FODECON) ; renforcer les programmes sociaux en faveur des populations vulnérables à travers les actions de l’ANIES ; mettre l’accent sur les programmes d’autonomisation des femmes ; favoriser l’entreprenariat des jeunes ; améliorer la mobilisation des ressources internes ; renforcer la déconcentration budgétaire et poursuivre la mise en œuvre du programme de réforme des finances publiques (PREFIP) et l’amélioration de la Gouvernance budgétaire.

Pour y arriver, le ministre de l’Economie et des Finances annonce la soumission à l’appréciation de l’Assemblée nationale un projet de budget 2021, équilibré en recettes et en dépenses, de 23 mille 396 milliards 800millions GNF.