Protection du littoral guinéen: des journalistes et acteurs de la société civile à l’école écologique

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La surveillance des impacts des infrastructures, notamment dans le delta de Kapatchez ( du côté de Boké) est au centre des préoccupations d’une plate forme d’acteurs des médias et de la société civile guinéenne, sous la houlette de l’ONG Guinée écologie. Un atelier a été organisé ce lundi 14 septembre à Conakry, à l’effet d’initier « des missions périodiques de veille et d’alerte sur le site pilote du Projet ».

L’objectif de la rencontre consiste à  « renforcer les capacités de veille et d’alerte (stratégie et moyen d’action) de la société civile et des journalistes sur les impacts des infrastructures côtières ».

La mangrove, les tortues marines et les herbiers marins sont les trois éléments bénéficiaires ciblés par le projet. Selon l’étude contextuelle du projet « les mangroves, les plages sableuses et les herbiers marins sont essentiels à la biodiversité et au développement durable des pays côtiers de l’Afrique de l’Ouest. »

Le document precise que « les mangroves contribuent à la protection du littoral face à l’élévation du niveau marin et aux événements climatiques extrêmes, jouent un rôle écologique important en tant que zone de repos, de reproduction et d’alimentation de nombreuses espèces, en plus des ressources qu’elles procurent aux communautés. » Ajoutant que « la plupart des plages sableuses constituent des sites de pontes des espèces telles que les tortues marines. »

« Cependant, remarque-t-il, le littoral ouest-africain connaît une transformation rapide » qui « est consécutive soit au développement des infrastructures touristiques et urbaines, soit à des infrastructures portuaires et minières, comme c’est le cas dans le delta de Kapatchez dans la région de Boké. » Avec pour conséquence une « dégradation des sites de pontes des tortues marines, de la mangrove et de régression des surfaces d’herbiers marins. »

Une description particulièrement compréhensible quand il s’agit de la zone de Boké où les activités minières, notamment le transport de la bauxite.

Au bout de cette journée d’échanges, « un système de veille et d’alerte regroupant les acteurs est mis en place… ». Et il est prévu que « les participants contribuent à la mise en œuvre des actions de surveillance des impacts des infrastructures par le biais des missions périodiques de veille et d’alerte… ».

Par ailleurs, lors des débats, il a été  question des sacs plastiques.  Un autre phonème tout aussi préoccupant conviennent les membres de la plateforme. En témoignent la quantité de plastique renvoyée par l’océan, remarque le facilitateur et conseiller technique principal de Guinée Écologie.  Un travail à faire avec mesure, conseille Elhadj Madou Saliou Diallo qui recommande aux participants de « s’attaquer aux problèmes et non aux personnes ».