Rapport initial sur le protocole de Maputo : la Guinée dans les starting-blocks

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La fin des travaux de la table-ronde sur le protocole de Maputo, a été sanctionnée par une conférence de presse ce vendredi 30 avril 2021, à Conakry. Cette initiative portée par l’ONG Make Every Woman Count (MEWC), découle du retard constaté par la Guinée dans la production du rapport initial relatif à la ratification du Protocole de Maputo sur les droits des femmes.

Dans son allocution de circonstance, le consultant Kabuya a salué la prouesse de la Guinée qui, selon lui, a fait d’énormes progrès et réalisé de nombreuses activités pour domestiquer le protocole sur le plan interne malgré le retard dans le dépôt du rapport initial.

« Sur plusieurs points, nous sommes en avance par rapport aux autres pays, mais ce n’est pas visible. Ce rapport nous permettra de rendre visible ce que le pays a fait et servira également à vendre les bonnes pratiques tirées de l’application de ce protocole », a-t-il évalué.

Au sujet de la rédaction de ce rapport, le consultant a proposé une approche plutôt classique, consistant, dans un premier temps, à faire l’état des lieux pour évaluer ce qui est fait, ce qui reste à faire et pourquoi ce n’est pas fait. Dans un second temps, il a proposé de faire des propositions en vue d’améliorer la situation des femmes et de permettre à la Guinée de se conformer au contenu du Protocole.

Au cours de sa communication, la Chargée du plaidoyer de MEWC a indiqué que sous le leadership du ministère des Droits et de l’Autonomisation des femmes, l’Etat guinéen se doit signer un partenariat avec le Centre Human Right basé en Afrique et qui est aujourd’hui disposé à accompagner le pays tant financièrement que techniquement.

A la suite de cette communication, Makalé Soumah a annoncé des ateliers de renforcement des capacités, mais aussi des voyages d’études. Toutefois, avec la pandémie qui sévit à travers le monde, fera-t-elle noter, l’option de tenir ces formations en ligne n’est pas à écarter.

Il s’agira à ce niveau d’abord d’orienter les techniciens guinéens sur la façon de rédiger ce rapport en dégageant les acquis, les défis, mais également les perspectives, vu que le rapport doit contenir les progrès en matière de droits de l’Homme, mais aussi les progrès et défis relatifs au Protocole de Maputo. A l’issue de cette rédaction, le rapport sera déposé à l’Union africaine à laquelle il revient de faire un retour à la Guinée en ce qui concerne ses observations.

Présente à la cérémonie, la directrice nationale du Genre, Hadja Marie Touré a réitéré l’engagement du ministère des Droits et de l’Autonomisation des femmes quant à l’établissement de ce document dans un délai assez bref.

De son côté, Dr Kalil Aïssata Keita, représentant le Secrétaire général de l’Assemblée nationale a salué la qualité des différentes prises de parole et a émis le souhait que ce rapport soit rédigé incessamment.