Rapt à Mamou : libérée par ses ravisseurs, une ex-otage raconte son affreuse odyssée

avril 27, 2018 2:17
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Après avoir passé 48 heures dans les mains de ses ravisseurs, Fatoumata Sow de la vingtaine est finalement de retour dans sa famille ce jeudi 26 avril.

Rencontrée par la rédaction locale de Guinéenews©, la victime revient sur sa mésaventure : «j’étais sur le point de rentrer à Mamou,  j’ai pris un taxi pour Kagbélén où je devrais m’embarquer. Arrivée à Sonfonia, j’ai pris un autre taxi où était assise devant une personne voilée, un autre homme était assis derrière. C’est de là que j’ai perdu conscience. Je me suis réveillée dans la soirée dans une cour inconnue où les locataires s’exprimaient en anglais. Dans cette cour, se trouvaient plusieurs autres personnes, toutes kidnappées. Il ya un talisman que les  ravisseur détiennent. Ils le pointent sur les personnes kidnappées. A la hauteur de la personne, le talisman indique « I want blood » c’est-à-dire « je veux du sang », c’est ainsi que la personne est conduite dans une autre chambre. Moi, ils m’ont amené dans une chambre où à l’aide d’une seringue, ils ont prélevé mon sang. C’est après qu’ils m’ont instruit d’appeler un proche pour l’informer de ma situation. Les ravisseurs ont exigé 10 millions pour ma libération. Vu que je n’avais pas de moyen de payer cet argent, ils m’ont piquée et j’ai perdu conscience. Je me suis réveillée seule dans la brousse. J’ai pris un chemin et j’ai marché plus d’une heure avant d’arriver dans la ville de Dubréka. C’est de là que j’ai pu contacter mes proches qui sont venus me chercher aux environs de minuit dans la nuit du mercredi au jeudi 26 avril », a-t-elle expliqué.

Par ailleurs, au sujet d’un autre cas de kidnapping comme nous l’annoncions dans un article précédent, le jeune Mamadou Saliou Diallo vient de faire signe de vie. Kidnappé à Mamou, ce jeune indique à ses proches, être détenu à Coyah où les ravisseurs exigent 15 millions de francs pour sa libération. « Les ravisseurs utilisent le 625835561 ou le numéro de la victime pour nous appeler », a déclaré le père de la victime.