Recensement : L’UFDG demande à tous ses militants de se faire enrôler

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La date de début de la révision des listes électorales était prévue ce 5 octobre 2019. L’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) exige l’épuration du fichier électoral avant la tenue des élections législatives. Néanmoins, le parti demande à ses militants d’aller retirer leurs fiches et se faire recenser.

Les fiches d’identification des électeurs sont déjà disponibles au niveau des quartiers. En marge de l’assemblée générale de l’UFDG qu’il a présidée samedi 5 octobre 2019, le vice-président du parti chargé des affaires économiques, Kalémoudou Yansané, a demandé à ses militants d’aller retirer ces fiches et se faire recenser, précisant qu’il n’y aura d’élections sans son parti : « Qu’est-ce que je vais vous demander ? C’est de vous lever tous et aller récupérer vos fiches. Recensez-vous tous. Si le RPG Arc-en-ciel pense qu’il y aura élections sans l’UFDG, il se trompe fortement. Il n’y aura pas d’élections en Guinée sans l’UFDG. Il faut que tout le monde le sache. Mais il n’y aura pas d’élections si le fichier [électoral] n’est pas apuré. Une élection sans l’UFDG n’est pas possible. Donc levez-vous, faites-vous recenser et faites recenser vos familles parce qu’on finira par aller au vote, mais pas le vote 28 décembre. »

Pour Kalémoudou Yansané, il n’est techniquement pas possible que les élections législatives se tiennent le 28 décembre 2019comme proposé par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) : « Pourquoi il n’y aura pas d’élections le 28 décembre ? Le programme que la CENI avait proposé c’est que le recensement devait commencer ce 5 octobre, mais même les kits ne sont pas au niveau des quartiers. Les huit mille opérateurs (agents techniques, ndlr) ne sont même pas recrutés encore. Huit mille personnes à recruter, à former, à déployer à travers toute la Guinée pour faire la révision et on dit que la révision commence ce 5 octobre. Les kits sont encore stockés dans les magasins. Le logiciel n’est même pas installé dans les appareils. On se moque de qui ? »

Ce vice-président du principal parti d’opposition soutient dur comme fer que l’UFDG n’acceptera pas une énième mascarade électorale : « Ils veulent bafouer les élections. Dites à Alpha Condé que ce qu’on a subi c’est déjà trop. On nous a volé en 2010, on a accepté. On nous a volé en 2013, on a accepté. On nous a volé en 2015, on a accepté. En 2019, en 2020, est-ce qu’on va accepter ? On n’acceptera jamais. »