Recouvrements illicites dans les mines artisanales à Siguiri: le service des Mines mis en cause

octobre 27, 2018 2:24
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Le Service des Mines et Carrières de Siguiri profite des tensions et de la lenteur dans l’installation des bureaux exécutifs communaux pour procéder à des recouvrements clandestins. Les nouveaux maires et présidents de districts parlent d’une vingtaine de millions de francs recouvrés sans aucun compte rendu officiel.

Votre quotidien électronique Guinéenews a été interpellé  sur le phénomène par certains de ces nouveaux  élus locaux.

Les zones minières réputées dans l’orpaillage dans la préfecture ont, en effet, connu des turbulences lors des installations des élus locaux. Les agents des services des mines et carrières ont profité pour faire des recouvrements sans passer par la voie légale avec des ordres de mission signés et visés par les autorités locales. Ce fut le cas de Siguirini, Bankon et Doko.

Selon un président de district, les gens ont profité de cette période d’instabilité pour faire des recouvrements: « les agents sont passés ici. Ils ont fait le recouvrement de plus de 15 millions. Et ils sont repartis.« 

En principe, ce recouvrement doit avoir une clé de répartition entre la commune rurale concernée (le maire et le président de district), la sous-préfecture, la préfecture et la Direction  Préfectorale des Mines et de la Géologie (mines et carrières). Mais cette fois-ci, la répartition à été violée par les agents qui ont clandestinement racketté les orpailleurs sans faire de compte rendu à la commune rurale et à la sous-préfecture.

Interrogé, un sous-préfet revient sur la situation: « j’avais interpellé le service des mines. Ils ont promis de remédier à ce dérapage. Car, c’est une violation flagrante de la loi, de venir dans une localité sans l’aval des autorités locales. Il faut suivre la procédure normale, c’est cette somme qui permet d’assurer le développement local. »

La Direction Préfectorale des Mines est à tort ou à raison mise à l’index par certains observateurs. Face à ces suspicions, nous avons tenté plusieurs de rentrer en contact avec ladite direction sans y parvenir à leur arracher un mot et ce, jusqu’au moment où nous mettons en ligne cette dépêche. A la place d’une réponse, ce sont des rendez-vous du genre : » revenez demain !«