Récupération des domaines de l’Etat : les bulldozers entrent en action autour du centre d’épuration de Kaloum

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Après avoir déguerpi le port artisanal de Téminètaye des encombrants physiques, c’est le tour aux abords du centre d’épuration des eaux usées de Kaloum, situés à Cameroun et ceux de l’hôtel du petit bateau de goûter aux coups des pelleteuses du ministère de la Ville et de l’Aménagement du Territoire. Ces opérations de déguerpissement lancées dans la capitale, s’inscrivent dans la politique de récupération des domaines de l’Etat.

Sur le terrain, l’Inspecteur général du ministère de la Ville et de l’Aménagement du Territoire, a regretté le fait que des citoyens soient venus s’installés illégalement sur le site d’épuration des eaux usées de Kaloum.

« Des citoyens sont venus s’installer illégalement à l’intérieur du centre d’épuration de Kaloum malgré l’investissement important fait par l’Etat pour protéger le site », a déploré M. Gamys Cé Minako qui fustige le fait que les barbelés et les blocs de granite qui servaient de digue de protection de la zone d’épuration, aient été vandalisés par la population. « Les gens malintentionnés ont éventré les garde-fous pour s’en faire des ferrailles. La mise en valeur du site ne se pose pas dans la mesure où l’Etat a complètement ceinturé la zone », a-t-il rappelé.

« L’opération de déguerpissement en cours concerne tout l’alentour du site de traitement des eaux usées de Kaloum. C’est une réserve foncière de l’Etat. D’ailleurs, ce sont ces installations illégales qui se trouvent tout au long qui a occasionné l’éventration des digues de protection de la zone », a remarqué Cé Minako.

S’exprimant sur les prochaines étapes de l’opération de déguerpissement, l’inspecteur général du ministère de la Ville et de l’Aménagement du Territoire, a fait comprendre que son ministre Dr. Ibrahima Kourouma est engagé à aller jusqu’au bout. « C’est une opération pérenne qui va continuer. Nous irons jusqu’à Kapora-rails et à la ferme de Kipé. Aujourd’hui, tous ceux qui ont été déguerpis à Kaporo-rails, sont venus s’installer illégalement à la ferme de Kipé. Cela est devenu une grande obstruction pour la population riveraine », a-t-il dénoncé.