Réduction des importateurs de médicaments : les grossistes menacent d’assigner l’Etat en justice

0
716

Au terme des négociations entre le syndicat des pharmaciens et le gouvernement, il a été décidé de ramener le nombre de sociétés grossistes de produits pharmaceutiques d’une centaine à quatre seulement. Une décision qui a amené d’ailleurs le syndicat des pharmaciens à surseoir à son mot d’ordre de grève de ce lundi 20 janvier.

Une décision qui n’a pas été du goût de l’Association des Sociétés Grossistes de Guinée (ASGG). C’est son secrétaire général Dr. Abdourahamane Dioubaté qui l’a fait savoir ce lundi 20 janvier au téléphone de Guinéenews.

A l’entame, Dr. Abdourahamane Dioubaté a affirmé que la réduction du nombre de sociétés grossistes était nécessaire auparavant parce qu’il y avait 154 sociétés grossistes des produits pharmaceutiques. « De l’évaluation en évaluation, nous sommes arrivés à 51 sociétés grossistes de produits pharmaceutiques qui travaillent et qui continuent à travailler normalement. Le syndicat des pharmacies privées veut vaille que vaille qu’on réduise encore ce nombre alors que nous ne sommes pas de la même section. Ils sont de la section B et nous sommes de la section C.  Dire aujourd’hui de réduire le nombre de sociétés grossistes de produits pharmaceutiques à 4, est chaotique pour notre pays. Tout simplement, ils veulent favoriser les sociétés étrangères multinationales à savoir deux sociétés françaises et une société libanaise plus une seule société des nationaux. Une chose qui est inadmissible qu’on ne peut pas concevoir. Nous ne pouvons pas accepter qu’on réduise ce nombre », a-t-il expliqué.

Poursuivant, Dr. Abdourahamane Dioubaté a déploré le fait qu’ils n’ont pas été reçus par le ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique après plusieurs tentatives.

« Nous avons toujours sollicité de rencontrer le ministre de la Santé et de l’hygiène Publique sans succès. L’Ordre des Pharmaciens de Guinée qui devait être le relais entre l’Etat et nous, s’est penché malheureusement du côté du syndicat des pharmaciens. Nous avons tenu une réunion qui devait regrouper l’ensemble des sociétés grossistes de produits pharmaceutiques. Malgré que l’information soit passée en retard, sur les 51 sociétés grossistes de produits pharmaceutiques, 18 ont répondu présentes », a-t-il fait savoir.

Face cette situation, l’Association des Sociétés grossistes de Guinée entend saisir les juridictions compétentes contre l’Etat guinéen au cas où le ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique n’ouvre pas un couloir de négociations.

« Nous attendons que l’Etat nous ouvre un couloir de négociations pour qu’ensemble, nous trouvions une solution à la crise. Au cas contraire, il y a l’OHADA qui gère tout le monde et c’est à son niveau, nous allons porter plainte contre l’Etat. Parce que nous avons des agréments et nous avons le plein droit d’avoir ces agréments. Parce que nous sommes des professionnels de la pharmacie. Quand nous sommes abrogés sans condition valable, nous serons obligés de faire recours à la loi », a-t-il prévenu au bout du fil.