Réduction du chômage: des acteurs de la finance inclusive réfléchissent sur comment aider les couches vulnérables

mai 17, 2018 3:38
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Lutter contre le chômage en permettant aux couches défavorisées notamment les femmes, les jeunes et les personnes handicapées d’accéder aux ressources financières, c’est l’objectif d’une étude faite par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).  Un cadre de concertation entre les acteurs de la finance inclusive a été créé pour réfléchir sur la question.

«Après une étude de plusieurs mois du secteur de la micro finance, du secteur de l’accompagnement des couches défavorisées à  savoir les femmes et les jeunes, les handicapés, faite par le PNUD, on a pensé que l’une des solutions serait de créer ce cadre de concertation qui va regrouper l’ensemble des acteurs de la finance inclusive. Ce cadre pourra permettre à ces acteurs de réfléchir afin d’améliorer le processus d’accès au financement par ces couches vulnérables et véritablement de mettre en place des outils qui permettent aux différentes couches vulnérables de pouvoir avoir accès au financement, développer leurs activités et de pouvoir contribuer de façon globale au développement du pays », a expliqué  Guy Laurent FONDJO, Directeur général d’une banque de la place, lors de la première session de cadre de concertation tenue le 16 mai à Conakry.

Selon M. FONDJO, il y a plusieurs problèmes qui font que les jeunes et les femmes n’ont pas accès au financement. S’attaquer à cette problématique afin d’apporter des solutions, c’est le travail que devra faire le cadre de concertation des acteurs : « avec le PNUD et tous les acteurs, on va discuter pour faciliter cet accès au financement. Les gens ne savent même pas qu’il y a des lignes de financement. Il y a le problème de formation. Ils n’ont pas la formation pour pouvoir mener des activités pour pouvoir présenter un projet éligible au financement. Il y a la problématique de garantie, du système judiciaire, de taux d’intérêt. Donc l’idée c’est de s’asseoir autour de ce cadre de concertation et  véritablement  attaquer ces problèmes et trouver très rapidement des solutions. »

Lionel Laurens, Directeur pays PNUD a expliqué les motivations de son institution à faire cette étude sur le terrain : « Nous nous sommes interrogés. Si un jeune  est au chômage, quels sont les obstacles qui font que ce jeune ne peut pas accéder à un crédit, à des ressources financières ? Nous avons fait une étude auprès de tous les acteurs concernés pour évaluer les risques qui sont pris dans le consentement des crédits et le montage des projets. De ce constat est partie une analyse pour identifier des pistes possibles et de modèles de partenariat pour mutualiser les risques. Dans quelle mesure, si tous les acteurs travaillent ensemble et échangent des informations, peut-on réduire les risques à un niveau acceptable de manière à ce que des idées de projet qui émanent des femmes et de jeunes qui n’ont pas d’avoirs et qui n’ont pas de garantie suffisante peuvent quand même accéder à des ressources financières et que ces idées se matérialisent en activités économiques concrètes sur le terrain en Guinée ? C’est un problème fondamental en Guinée dans le cadre de la lutte contre la migration illégale des jeunes, mais également pour le développement durable et apaisé de toute la Guinée