Référendum du 1er mars : le ministre de l’Education quémande le vote massif  des enseignants de Labé

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En plus des problèmes qui assaillent depuis quelques semaines le système éducatif de notre pays, le ministre de l’Education nationale, Mory Sangaré,  a, lors de sa rencontre ce jeudi avec les enseignants de la région administrative de Labé,  invité ceux-ci à voter massivement lors du référendum du 1er mars 2020, afin qu’ils aient ce qui leur  revient de droit, a-t-on appris sur place.

Dans son intervention, le ministre de l’Education nationale a tenu à mettre la pression sur les enseignants de Labé dont certains seraient très actifs au sein du Front national pour la défense de la constitution (Fndc).

« Il m’a été dit qu’il n’y a presque pas de différence entre certains grévistes et le FNDC (Front national pour la défense de la constitution). Moi je n’ai pas de preuves. Mais vous êtes en face de moi ; cette affaire de FNDC là va finir le 02 mars. Si un FNDC doit continuer, peut être ça sera pour soutenir la nouvelle constitution. Pas en tout cas l’ancienne, parce qu’on l’aura changé. Et tous ceux qui s’agitent, je le dis et je l’ai dit partout où je suis passé, tous ceux qui s’agitent, tous ceux qui brulent des pneus, tous ceux qui jettent des cailloux n’ont rien compris. Ils se battent pour qui ? Ils brulent la ville pour qui ? Pour des gens qui ont dit eux, qu’ils s’abstiennent d’aller à des élections, qu’ils ont presque toujours gagnées», a flétri Mory Sangaré.

Et de poursuivre: « je vais vous donner un exemple. En 2013, après le vote de la députation, dans la capitale régionale de Conakry, combien le pouvoir en place a gagné ? Une seule commune. Et tout le monde a entendu le pouvoir dire que l’opposition l’a triché. Allons aux communales passées, l’opposition a eu autant de commune que le pouvoir, elle l’a même battu dans les districts et les quartiers. Le problème, allez à la Cour suprême. La Cour suprême a tranché en faveur de l’opposition. La CENI n’a pas changé le code électoral. Eux ils ont dit qu’ils ne vont plus. Est-ce que c’est la faute à quelqu’un ? » s’est interrogé le ministre.

Avant  d’inviter les enseignants à être réalistes: « donc, vous qui êtes ici, je vous demande (rire) même si ça va vous faire crier, de bien réfléchir (cris). On ne se bat pas comme ça ; on se bat pour un but à atteindre. Si les gens pour lesquelles on se bat ne voient pas ça, au moins vous qui vous battez comprenez ça », soutient-il, alors que les enseignants continuaient à exprimer leur opposition à travers des cris qui allaient dans tous les sens.

Pour finir, Mory Sangaré a mis l’accent sur deux enseignants qui seraient en lice au compte des législatives: « j’ai appris qu’il y a deux enseignants ; donc deux enseignants qui sont de vous ; qui sont candidats. Un à l’uninominal, l’autre suppléant ou suppléante, je ne sais pas, supportez ceux-ci, supportez. Vous aurez parmi vous un député, supportez. Hé chez nous on dit, que quand on est en train de partager le poisson en tranche, si vous refusez votre tranche, quelqu’un d’autre aura deux. Donc, je vous dis ça. Donc, soutenez les enseignants, soutenez les candidats enseignants», a-t-il conclu.