Réforme du secteur de sécurité en Guinée : les attentes du ministre Mohamed Diané

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Le ministre d’Etat chargé des Affaires présidentielles, ministre de la Défense nationale, par ailleurs président du comité de pilotage de la réforme du secteur de sécurité, a présidé le mercredi 14 août à Conakry, la clôture de la session du Projet Appui Stratégique de la Réforme du Secteur de Sécurité (RSS3).

 La rencontre a connu la présence des membres du Comité national de pilotage de la réforme du secteur de sécurité et des représentants des institutions du système des Nations Unies en Guinée.

 A cette occasion, Eloi Kouadio IV, Représentant résident adjoint du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), a exprimé toute la reconnaissance de l’institution onusienne pour la prise en main par les autorités guinéennes du programme de réforme du secteur sécurité qui a donné lieu à des engagements qui ont été tenus, selon lui, par le gouvernement guinéen. Des efforts qui, a-t-il poursuivi, ont permis de mettre en place un dispositif qui crédibilise l’armée guinéenne dans la sous-région ouest-africaine.

Pour lui, amener la sécurité à permettre la stabilité du pays pour assoir le processus de développement pour une Guinée émergente à l’horizon 2040, comme indiqué dans le programme de développement prôné par le chef de l’Etat, est le premier acquis du programme de réforme du secteur sécurité qui va permettre également de consolider l’intervention du système des Nations Unies en Guinée. « Le développement ne saurait faire l’économie de la sécurité car, la sécurité permet la stabilité et c’est la stabilité qui ouvre les sillons d’un processus de développement durable », a souligné Eloi Kouadio IV.

Il reconnait cependant que des efforts restent à faire. Des efforts pour lesquels, a-t-il promis, le PNUD est prêt à soutenir les engagements que le gouvernement guinéen a pris pour faire en sorte que la réforme du secteur de sécurité en Guinée soit effective et durable.

Pour sa part, Mme Marie-Amélie NDAYISENGA, représentante adjointe du Haut-Commissariat aux Droits de l’Homme en Guinée (HCDH), s’est réjoui du fait que l’exécution du projet RSS 3 ait posé de solides jalons qui honorent la Guinée tant au niveau national qu’international. Elle a salué l’engagement aux droits de l’homme au sein des corps de sécurité avant d’annoncer l’appui que son institution compte apporter à la Guinée dans le cadre de la vulgarisation du code de justice militaire, la formation en droits de l’homme de 100 OPJ Policiers et gendarmes sur les techniques d’enquête.

Quant au ministre d’Etat chargé des Affaires présidentielles, ministre en de la Défense nationale, il a exprimé sa reconnaissance pour l’appui du Système des Nations Unies au processus de la RSS en Guinée de 2011 à nos jours.

« Si les actions conséquentes et continues, engagées dans les domaines prioritaires de consolidation de la paix sont soutenues par l’ensemble des acteurs en faveur de la construction d’une armée républicaine et des forces de sécurité citoyenne, alors, les efforts pourront être capitalisés et contribuer à la stabilité politique et sociale. Ce qui permettra un développement socioéconomique durable et inclusif », a indiqué le Dr Mohamed Diané.

Il a fait savoir que le projet RSS-3 a permis de renforcer la perception que la réforme des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) n’est pas une affaire des Hommes en tenue, mais de tous les acteurs politiques et sociaux tant au niveau local, national qu’international.

Pour garder toute sa pertinence, estime le ministre, le projet (RSS-3) doit désormais s’inscrire dans la logique des documents de référence que constituent « la vision 2040 pour une Guinée émergente et prospère », la Politique nationale de défense et de sécurité (PNDS), la Stratégie nationale d’actions prioritaires (SNAP) et la Politique nationale de développement Social (PNDS).

Le ministre de la Défense a annoncé, tenant compte des menaces, mais aussi des enjeux de puissance, que l’ambition de la République de Guinée est de forger des forces de défense capables de remplir leur mission de protection du territoire national et les populations civiles ; la participation au développement socioéconomique du pays ; et contribuer au maintien de la paix dans le monde.