Réforme du secteur de sécurité : le PARSS2 se termine sur une belle moisson pour la Guinée

janvier 23, 2019 12:44

Mis en place le 24 février 2015, le Programme d’Appui à la Réforme du Secteur de Sécurité PARSS2-RSS est arrivé à son terme ce mardi 22 janvier 2019. L’annonce a été faite à la faveur d’une cérémonie officielle présidée par le ministre conseiller à la Présidence de la République chargé des questions de réforme des forces de défense et de sécurité, Maramany Cissé, en présence des officiers et agents en charge de la sécurité, ainsi que des partenaires au développement.

Plusieurs discours ont ponctué la cérémonie, dont celui du directeur adjoint BS Europe, Alhassan Niang, du coordinateur du service de fonds européen pour le développement, Alexandre Colle et du Secrétaire général du ministère de la Sécurité et de la Protection civile, Nawa Damey.

A travers une vidéo-projection, le chef de mission du PARSS, Jean D’Angleterre, a égrené une bonne brochette bien garnie d’activités réalisées par sa structure dans la conduite dudit programme. Ce sont entre autres les actions de formation, les appuis logistiques, les renforcements des capacités institutionnelles et fonctionnelles des organes du Comité national de pilotage de la Réforme du Secteur de Sécurité (Cnp-Rss) et du ministère de la Sécurité et de la Protection Civile. « Et cela, de façon transversale », a-t-il indiqué.

A cela, poursuit le chef de mission du PARSS, s’ajoutent trois autres principales composantes développées, dont l’appui aux structures du Comité national du pilotage, la mise en œuvre d’une nouvelle politique de gestion des ressources humaines et le renforcement des capacités opérationnelles des structures du ministère de la Sécurité et de la Protection civile.

De son côté, le président de la Commission technique de suivi (Cts), Dr Diéliman Kouyaté, a indiqué que le Parss, dont la mise en œuvre a duré 48 mois, aura permis de marquer le retour de la Guinée sur la scène internationale, notamment à travers un espace de paix et de sécurité marqué par la réconciliation de l’Armée avec la population dont elle a charge de protéger.

« Le Parss a été d’une utilité essentielle parce qu’on peut parler aujourd’hui de bilan de la Réforme du Secteur de Sécurité initié par le président de la République. Il a participé à l’accompagnement sous les deux axes essentiels de la Réforme du Secteur de Sécurité portant notamment sur l’élaboration et la conception de l’appropriation des documents-cadres de la Réforme du Secteur de Sécurité, tout en aidant à redéfinir un cadre légal, institutionnel, règlementaire ayant permis d’établir le lien entre la sécurité et le développement. Parce qu’il n’y a pas de développement sans sécurité. Il n’y a pas de sécurité non plus sans paix. Le Parss a donc été présent aux côtés de la Guinée, pour nous aider à revenir aujourd’hui dans un Etat sécuritaire appréciable », a-t-il apprécié.

Pour sa part, le chef de la Coopération de l’Union européenne, représentant le chef de la délégation de l’Union européenne a déclaré que le projet a fourni des résultats salutaires auxquels est parvenu le PARSS à travers le pays.

Au nombre de ces acquis, Gérard Haiter a cité entre autres la mise en place d’une gestion des ressources humaines modernes pour les services de police et de protection civile, d’une base de données de l’ensemble des agents avec leurs grades, leurs fonctions, leurs diplômes, leurs formations pour être en mesure d’affecter les agents en fonction de leurs compétences et de leurs qualifications dans le poste le plus approprié. Aussi, la mise en place d’une division d’appui opérationnel de la police judiciaire, qui est une unité d’élite de la police, dont les éléments ont été formés aux techniques d’enquête et d’investigation judiciaire les plus modernes, disposant d’équipements de dernier cri, et qui a commencé à donner des résultats jugés positifs en termes d’arrestations et de lutte contre la criminalité.

Financé par l’Union européenne à hauteur de 7,2 millions d’euros, le Parss a appuyé les efforts du gouvernement en matière de consolidation de l’Etat de droit, de gouvernance, de promotion des principes démocratiques et de protection des droits humains, avec pour objectif de contribuer à la pérennisation d’un climat social, économique et politique pacifié en améliorant la provision de sécurité à la population.

Le  programme a aussi permis de produire un document dressant la cartographie du dispositif sécuritaire de la Police et de la Gendarmerie sur l’ensemble du territoire national. Et en guise d’accompagnement pour la préservation de tous ces acquis, l’Union européenne a annoncé la mise à la disposition de la Guinée d’une enveloppe financière de 90 millions d’euros, soit 90 milliards GNF.