Régulation des médias en Guinée : la HAC ouvre ses portes au public

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Depuis la matinée de ce mercredi 22 mai 2019, les portes de la Haute Autorités de la Communication (HAC) sont ouvertes au public pour trois jours. « L’objectif de ces journées portes ouvertes est de donner une plus grande visibilité à la Haute Autorité de la Communication et de montrer qu’elle est une institution au service de toutes les composantes de la société guinéenne », a indiqué la présidente de l’institution, madame Martine Condé, qui a lancé ces journées portes ouvertes en présence de l’Administration du territoire et de Décentralisation, Général Bouréma Condé.

En plus du ministre Bouréma Condé, des représentants de plusieurs institutions républicaines ont pris part au lancement de ces journées portes ouvertes. Après le discours de lancement prononcé par la présidente, ils ont pu visiter le centre de monitoring de la HAC. Un centre composé d’une salle de projection, d’une salle d’écoute, d’un espace audiovisuel, d’une salle de consultation et d’un serveur central.

Dans la salle de projection, le commissaire Mamadi Keita a su démontrer aux visiteurs  le SYSMAPI (Système de monitoring audiovisuel par internet), l’outil de régulation innovant de son institution. Concepteur de cet outil, Mamadi Keita a indiqué que ce nouveau système permet de suivre en temps réel les radios et télévisions installés à Conakry et dans les sept chefs-lieux de région administrative du pays. « Le SYSMAPI a la possibilité de traquer toutes les informations audiovisuelles et de les orienter directement sur le serveur centrale ici (à la HAC). Nous totalisons pratiquement 63 radios qui sont écoutés 24h/24, 7 jours sur 7. Ces informations sont numérisées et stockées par année, par mois, par jour, par heure, par minute et par seconde », a expliqué Mamadi Keita. Les sept télévisions basées à Conakry et Fasso TV (basée à Kankan) sont également suivies par le SYSMAPI.

Pour madame Martine Condé, la mise en place du SYSMAPI répond aux défis de régulation des médias en ces premières années du 21ème siècle. « Avec le développement des technologies numériques, la mission du régulateur des médias devient plus complexe. En plus des médias traditionnels, il faut veiller sur les contenus diffusés par les médias en ligne. A cela s’ajoute un contexte fait de diffusion en permanence de fausses nouvelles sur les médias sociaux, de radicalisation du discours de certains politiques et religieux que relaient les médias, etc.», a-t-elle dit.