Religion: la guerre de succession entre deux prêtres paralyse l’église catholique de Mamou

octobre 24, 2018 7:51
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Depuis quelques jours, des troubles secouent l’église catholique de Mamou empêchant les fidèles chrétiens d’accomplir les devoirs religieux. Le prêtre au cœur de cette crise a été arrêté et mis à la disposition de la justice.

Pour comprendre davantage la situation, la rédaction locale de Guinéenews a approché le Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Mamou, Elhadj Sidiki Camara qui revient sur sa genèse : « pour l’année pastorale 2018-2019, l’Archevêché de Conakry a pris à la date du 3 août 2018 la décision de nommer les prêtres dans les paroisses du pays. Cette décision qui a été consignée par Monseigneur Vincent Coulibaly, Archevêque de Conakry et Père Francis Roger Oularé notaire diocésain, a nommé M. Charles Lamah à la place de M. Apollinaire Sarah à la paroisse de Mamou. Le 5 octobre 2018, une mission de l’église catholique arrivait de Conakry pour faire la passation entre les curés entrant et sortant. Malheureusement, après cette passation, M. Apollinaire refusait catégoriquement de quitter la paroisse de Mamou. C’est pourquoi le conseil diocésain du laïcat de l’archidiocèse de Conakry constituait un huissier de justice. Cet huissier est arrivé à Mamou le jeudi 18 octobre 2018 pour signifier à 14h43 une sommation interpellatrice de libérer les lieux et de restituer tous les effets de l’église. Mais M. Sarah refusait. Cette sommation a été précédée par un procès verbal de constat de rébellion qui nous a été adressé. Alors le jeudi 18 octobre, nous avons saisi la direction régionale de la police de Mamou pour enquête. Le lundi 22 octobre, un procès verbal a été dressé et transmis à notre Parquet. Le même jour, nous avons saisi M. le juge d’instruction pour ‘’rébellion’’. M. Apollinaire Sarah a été inculpé et placé sous mandat de dépôt. Suite à une concertation de notre Parquet, nous avons requis sur la base de l’article 242 alinéa 2 du code de procédure pénale sa mise en liberté d’office. M. Le juge d’instruction a accédé à cette demande. Son interrogatoire est prévu  ce jeudi 25 octobre en présence de son avocat. «