Rencontre FNDC-mission conjointe : Dr Faya tance la CEDEAO et félicite le Nigeria

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« Nous leur avons dit que s’il y a coup d’Etat… ici, c’est eux qui auront été complices. Et qu’on les empêcherait de descendre ici pour venir nous dire ce qu’ils sont allés dire aux Maliens… »

Le Front national pour la défense de la constitution (FNDC) n’a pas été tendre avec la communauté économique des de l’Afrique de l’ouest lors de la réunion avec la mission conjointe que des délégations des organisations sous-regionales africaines et internationales, qui vient de s’achever à Conakry. Du moins, selon l’opposant Dr Faya Millimouno dont Guineenews vous propose l’intégralité des propos qu’il a tenus à sa sortie de la rencontre avec les délégations de la CEDEAO, de l’UA et des nations unies. Lisez !

« Il a été question d’une heure de vérité entre les délégations qui sont venues et le FNDC. Nous avons compté que la CEDEAO est désormais la CEDEAO du syndic des chefs d’Etat. Surtout la CEDEAO du côté francophone. La côte d’Ivoire est aujourd’hui dans une tourmente. La Guinée la même chose. Et la CEDEAO donne carte blanche à ces coups d’Etat civile pour se réaliser. Nous leur avons dit que s’il y a coup d’Etat militaire ici, c’est eux qui auront été complices. Et qu’on les empêcherait de descendre ici pour venir nous dire ce qu’ils sont allés dire aux Maliens lorsque le peuple malien a été libéré par l’armée malienne. Ce n’était pas le peuple malien qui avait libéré le protocole de la CEDEAO. C’est le président malien qui l’avait fait. Comme le président guinéen est en train de le faire. Comme le président ivoirien est en train de le faire. Ça a été l’heure de vérité. Nous leur avons dit que tous les mémos que nous avons envoyés, ils les ont ignorés parce que la seule chose qui intéressait la CEDEAO, c’était de courir la forfaiture qui se faisait ici, aider. Et c’est pour cette raison qu’ils ont réduit le problème guinéen en un problème d’élection présidentielle. Nous sommes loin d’un problème présidentiel et le FNDC a promis que le combat continuerait (…) ils n’ont rien dit. Ils nous ont seulement donné la parole et nous leur avons dit ce que nous pensions. Et je crois qu’ils ont très bien compris le message. Nous avons félicité au passage les efforts que le Nigeria est en train de faire. Nous avons félicité le courage du président nigérian qui a élevé le ton. Mais ce n’est pas suffisant parce que l’Afrique francophone est en train de nous ramener à l’Afrique centrale. Nous ne voulons pas de Paul Biya en Afrique de l’ouest. Nous ne voulons pas de NGuéma en Afrique de l’ouest. Nous ne voulons pas de Sassou Nguesso en Afrique de l’ouest. Nous avions pensé que tout cela était derrière nous. Malheureusement, nous avons à faire aujourd’hui à une CEDEAO qui n’en vaut pas la peine honnêtement. »