Report des législatives : Dr Faya du BL distribue des bonnets d’âne

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Le report des élections législatives du 16 février au 1er  mars prochain suscite des réactions des acteurs politiques. Pour le président du Bloc Libéral (BL) Dr Faya Lansana Millimono joint au téléphone par  Guineenews, c’est un non évènement et cela vient réconforter la position des partis de l’opposition qui n’ont pas pris part au scrutin. Lisez plutôt son intervention!

«Le report des élections législatives au 1er mars conforte la position des partis politiques de l’opposition qui ne prennent pas part au scrutin. Cela veut dire tout simplement qu’il y a un malaise, qu’ils sont en train de violer la loi et se précipiter dans l’optique d’exclure des acteurs essentiels de l’échiquier politique. Vous me permettrez de rappeler ceci: le président Alpha Condé a décidé d’organiser les élections législatives sans l’opposition. Je peux le démontrer, la première date qu’il a annoncée alors que nous étions déjà en retard par rapport à ces élections de  plus d’une année, c’était le 28 décembre 2019. Cette date était intenable et l’opposition a réagi pour dire qu’il faut que l’on s’assaille pour dire qu’est-ce qu’il faut pour aller à des élections apaisées et en tenant compte d’un repère essentiel celui des recommandations de l’audit du fichier électoral. Nous n’avons pas été écoutés, ils ont dit que les élections auront lieu. Le président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) Me Amadou Salifou Kébé est sorti arrogamment dans les médias d’Etat pour dire la même chose. Ils se sont rendus compte sans que l’opposition ne se rende compte de quoi que ce soit que la date était intenable. Ils ont appelé l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) qui est devenue une organisation honteuse pour dire que les élections ne peuvent pas se tenir alors que ce ne sont pas eux qui ont fixé la date et ils ne sont non plus aussi la CENI donc, ils ont trouvé la porte de sortie. Ils ont fixé une autre date dans le même esprit d’exclure les acteurs politiques essentiels des élections législatives du 16 février. Les réactions sont tombées de partout pour dire qu’on ne peut pas avoir tout ce qui doit être fait pour arriver à des élections libres, transparentes, apaisées et crédibles le 16 février. Le Pr. Alpha Condé et Me Salifou Kébé sont sortis dans les médias pour dire que nous irons aux élections vaille que vaille comme si la Guinée était devenue leur propriété privée. La Constitution est violée et comme ils ont fait de la Cour Constitutionnelle une institution qui n’a plus de valeur, cette dernière dit qu’ils sont libres de faire ce qu’ils veulent. Ils ont encore mis le pied sur l’accélérateur sans aucune action de l’opposition. Ils se rendent compte que le 16 février n’est plus tenable, la Cour Constitutionnelle dit comme vous êtes libres, il suffit de nous appeler et nous allons dire que nous sommes d’accord. C’est ce qui fut exactement fait après un autre décret tombe. C’est ce qui fait la gouvernance du Pr. Alpha Condé est devenue une calamité. C’est un recul dangereux et cela enlève la légalité et la légitimité à Alpha Condé. Pour nous au BL, nous trouvons que c’est un non évènement. Cela prouve à suffisance que la Guinée est en danger et qu’aujourd’hui, ce n’est ni la Constitution ni les lois sont des repères mais plutôt,  c’est la volonté insaisissable de quelqu’un d’être là et de rester éternellement. Ce que nous allons lui refuser jusqu’au bout», a-t-il promis.

Et le leader du BL de se marrer, en concluant par ces termes: «c’est ce qui fait la gouvernance du Pr. Alpha Condé qui est devenue une calamité. C’est un recul dangereux et cela enlève la légalité et la légitimité à Alpha Condé.»