Répression brutale des gendarmes contre les manifestantes, à Fria

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Suite aux manifestations des femmes qui exigent le départ du préfet depuis lundi 13 mai, la tension est montée d’un cran en ce début de soirée du mardi 14 mai 2019 dans la cité de l’alumine a constaté le correspondant de Guinéenews© sur place.

Les contingents de la gendarmerie venus de Conakry et de Boké ont délogé par gaz lacrymogène les femmes manifestantes qui occupaient la préfecture depuis le matin. Du coup, les jeunes sortis de tous les quartiers ont, eux aussi, décidé de venger leurs mamans  en lançant des pierres sur les gendarmes ; c’était des échanges de gaz lacrymogène contre les pierres. Même l’hôpital préfectoral n’est pas épargné par ces gendarmes en furie contre les manifestants. Ils on défoncé le portail et y ont lancé des bombes lacrymogènes et des pierres.
C’est en face de cet hôpital que le correspondant local de votre quotidien électronique Mamadou Gueye a reçu un coup de matraque sur le bras gauche alors qu’il tentait de faire un direct sur la page Facebook du site. Malgré qu’il s’est présenté à eux, ces agents ne lui ont pas accordé de chance de faire son travail. Ils lui ont retiré son téléphone et son dictaphone tout en proférant des injures grossières à son encontre et à l’endroit des jeunes manifestants qui tentaient de le venger.
A l’heure actuelle, des jeunes brûlent des pneus un peu partout et disent ne pas se laisser faire jusqu’à la satisfaction de la demande de leurs mères qui est le départ du préfet Gnalen Condé.