Répression des émeutes de Mandiana : l’UFR de Sidya Touré s’indigne

septembre 15, 2018 4:16
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La commune urbaine de Mandiana a été le théâtre de violentes manifestations ayant occasionné la mort par balle d’un  émeutier ainsi que de nombreux blessés graves. Ces jeunes ont battu le pavé pour dénoncer les promesses non-tenues du président Alpha Condé.

Ce malheureux incident indigne le parti de l’ancien Premier ministre, Sidya Touré. Au cours de son assemblée générale hebdomadaire ce samedi 15 septembre, cette troisième force politique du pays, par la voix de son responsable de la Communication, a tout d’abord campé la situation dans sa forme.

«Tout le monde a suivi dans les médias, à travers les radios et les sites Internet, la manière dont de jeunes manifestants ont été réprimés à Mandiana. Conséquence, il y a eu un mort et beaucoup de blessés. On a vu l’usage des armes de feu, des balles réelles par les forces de l’ordre », a fait remarquer Ahmed Tidiane Sylla, qui a ajouté par la suite que face à cet état de fait, le président du parti, Sidya Touré a réagi sur son compte Tweeter et Facebook pour exprimer son indignation.

« Il (Sidya Touré, Ndlr) a estimé que dans une ville comme Mandiana (…), on ne peut user des armes à feu pour maintenir l’ordre ».

Les mêmes causes produisant toujours les mêmes effets, Ahmed Tidiane Sylla a rappelé que ce qui a été dénoncé ici dans les répressions à Matam, Matoto, Dixinn Ratoma et Kaloum, c’est le même qui est en train de se reproduire à l’intérieur du pays.

« Parce que les populations ne demandent que leurs droits : l’eau, l’électricité et les routes », a-t-il mentionné.

 « Depuis en 1993, on connait les résultats de Mandiana par rapport au régime en place. C’est une localité où si vous n’entendez pas 98,99%, c’est plus. Parfois, le nombre de votants est même nettement supérieur au nombre d’inscrits dans le fichier, avec 105%. C’est l’un des endroits où les gens ont voté même sur des nattes pour un parti politique. Si 8 ans après on est arrivé à cela aujourd’hui et que les gens commencent à se poser des questions et qu’ils disent que leur préfecture est isolée du reste du pays, pas de ponts », a-t-il placé en guise de conclusion.