Reprise des classes et Covid-19 : pari raté pour les autorités éducatives à Conakry

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La réouverture des classes initialement prévue pour ce lundi 29 juin dans plusieurs écoles à Conakry n’a pas été à la hauteur des attentes. En cause, le manque de kits sanitaires, a-t-on constaté sur place.

Au Lycée Senghor ainsi que le collège de Yimbaya, dans la commune de Matoto tout comme au Lycée Kipé, dans la commune de Ratoma, malgré la présence des élèves et des enseignants, les cours n’ont pas pu se tenir à cause d’un manque de kits sanitaires.

Au Lycée Bonfi et celui de 1er Mars, dans la commune de Matam, les cours ont démarré dans le respect des règles barrières sanitaires. C’est le même constat au Lycée 28 septembre dans la commune de Kaloum.

« Nous avons commencé les cours. Le port des bavettes, le lavage des mains et la distanciation sont obligatoires », a indiqué Adrien Gbamy, enseignant au Lycée 28 septembre.

Par contre, les cours n’ont pas pu commencer au Lycée Senghor de Yimbaya. Interrogé, le proviseur El hadj Amara Balato Kéita explique. « Après l’annonce du chef de l’Etat, mon école à l’image des autres de la capitale, a pris toutes les dispositions pour que cette annonce soit une réalité dans notre établissement. Nous avons convoqué une réunion du collectif d’enseignants chargés de cours et tout l’encadrement pour prendre des dispositions. C’est pourquoi ce matin, les élèves de la terminale et les enseignants chargés des cours ayant leurs emplois du temps sont venus pour cette réouverture des classes. Hier nuit, nous avons suivi à la télévision nationale une autre communication venant des décideurs du système éducatif nous intimant de remettre la réouverture des classes au 6 juillet prochain. Parce que tous les établissements n’ont pas reçu de kits sanitaires. J’ai 680 candidats dont 278 filles repartis en 22 salles de classe. C’est-à-dire, 25 élèves par salle de classe. Il y a seulement trois salles de classe qui ont 27 élèves. Cette répartition va avec ses corolaires notamment problème de professeurs », a-t-il expliqué.

Contrairement aux écoles publiques, la réouverture des classes est effective dans les établissements d’enseignement privé sillonnés par Guinéenews. C’est le cas du Groupe Scolaire Privé INSET, dans la commune de Matam.

« La réouverture se passe dans de très bonnes conditions. Malgré que nous n’ayons pas reçu de subvention de l’Etat, les règles barrières sont respectées à la lettre. Les élèves et les enseignants ont massivement répondu à l’appel. Nous avons rendu obligatoire le port des bavettes, le lavage de mains et la distanciation sociale. Tout le monde est flashé à la rentrée de l’école. Il n’y a pas plus de 25 élèves par salle de classe. Toutes les classes ont automatiquement doublé. Avant nous avons deux classes de 10ème année qui sont devenues aujourd’hui quatre », a indiqué Mohamed Fadiga, le Directeur général du complexe scolaire INSET.