Restitution des biens volés lors des violences à Kissidougou : l’effort reste encore bien loin du compte

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Après cette cérémonie, le Secrétaire général chargé des collectivités, représentant le préfet, a exprimé sa satisfaction en ces termes : « vraiment, je suis très content du tribunal de Kissidougou. Ce qui vient de se passer, est très éducatif. C’est pourquoi je remercie Dieu et cette équipe puisque depuis la création de cette Première Instance à Kissidougou, j’avoue que moi personnellement, j’ai été beaucoup déchargé. Depuis qu’on a restauré l’autorité de l’État, vraiment je vous avoue sans démagogie que nous avons une justice forte, une justice indépendante, une justice dont les cadres sont responsables. Quand je dis responsables, c’est parce qu’ils sont loin de la démagogie et de la corruption. Mais ils sont là pour s’acquitter correctement de la mission qui leur est confiée. Vraiment, quand nous agissons dans cette voie, cela me va droit au cœur. »

Quant au procureur du TPI, André Komanan Condé, il est revenu sur les divers objets restitués : « l’article 57 de notre procédure pénale parle de la restitution des biens. Monsieur le procureur de la République doit, à la requête des propriétaires, procéder à la restitution des biens. Les officiers de police judiciaire ont, dans la conduite de leur mission, procédé au ramassage pour ainsi dire plusieurs biens. Notamment des motos au nombre de quatre. Une moto « leader », deux motos  » Sanili » et une moto  » Melun 150″. Ensuite, il y a eu plusieurs objets notamment les bidons d’huile de moteur, les pièces de motos ont aussi étaient retrouvées. En outre, il y a encore des cartons de CD, des rouleaux de fils électriques… »

S’agissant des victimes, elles se sont réjouies de cet acte du parquet avant d’interpeller l’État : « vraiment dans notre magasin  » TOPAZ » à Kissidougou, c’est le plus grand magasin. Il y avait plus d’une vingtaine des motos dedans. Il y avait un conteneur d’huile de moteur de 20 litres et un conteneur de pièces toutes originales. Lors de ces violences, ils ont pris tout le contenu du magasin. Maintenant ce que je demande à l’État et aux autorités de Kissidougou, c’est de nous venir en aide. Parce que je peux vous dire qu’on a perdu dans ce magasin, plus de deux milliards de francs guinéens. Je demande au Tribunal de continuer les enquêtes parce que nos objets ne sont pas mangeables. On peut les retrouver. Les choses que nous avons perdues ne nous appartiennent pas. C’est pour les indiens. Nous ne faisons pas, nous, de politique. A 8 heures, je viens au magasin et à 18 heures, je rentre à la maison. »

De son côté, Elhadj Mamadou Bobo Diallo rappelle les biens qu’il a perdus dans son magasin.

« Mon magasin a été vandalisé par des malfaiteurs. Pour le moment, j’ai retrouvé trois de mes motos. On a perdu au total neuf motos. Nous remercions les services de sécurité parce qu’ils ont fait leur mieux. Sans leur intervention, ça aurait pu tourner à la catastrophe. Vraiment, je suis satisfait de leur bravoure. Je remercie aussi le procureur qui a fait son travail. J’ai perdu au total 197 millions après évaluation. Je vendais aussi des cartons de tomate et des pièces de moto », a-t-il précisé.