Retard dans la mise en place des conseils de quartier et de district: Dalein accuse le pouvoir de violer la loi

mars 14, 2019 4:10

«En Guinée, la démocratie est en recul et elle est fortement menacée.» C’est le constat posé ce jeudi 14 mars par le chef de file de l’opposition à la faveur d’un point de presse qui a fait la part belle au sujet brûlant relatif aux opérations de déguerpissement en cours de Kaporo rails. Il a profité de l’occasion pour fustiger la non mise en place des Conseillers de quartier et de district, qui devraient suivre l’installation des conseils communaux.

Ce qui constitue, estime Cellou Dalein, ‘’une violation de la loi’’ par le pouvoir en place. Pour lui, les élections locales ne sont pas encore terminées puis que les conseils de quartier n’ont pas encore été mis en place. «Les élections locales comprennent trois parties: les élections communales, l’utilisation des résultats de ces élections  pour installer les conseils de quartier et la désignation par ces derniers, des chefs de quartier(…) Ce n’est pas un vœu de l’opposition, c’est une disposition de la loi dans laquelle il est prévu que 15 jours après la mise en place du conseil communal, on doit mettre en place les conseils de quartier et de district», a rappelé le président de l’UFDG citant l’article 104 de la Constitution.

Mais, poursuit le chef de file de l’opposition, ‘’le pouvoir ne veut pas changer les chefs de quartier qu’il a installés avant les élections locales et qui ont pour mandat de participer activement comme auxiliaire dans la fraude que le pouvoir a l’habitude de nous servir à l’occasion de toutes les élections nationales ou locales. Donc pour maintenir ce dispositif, le pouvoir ne veut pas appliquer la loi»

Autre violation de la loi dénoncée par le chef de file de file de l’opposition, c’est celle liée à la mise en place du conseil régional. «L’élection du conseil régional intervient 60 jours au plus tard après le renouvellement des conseils communaux», a-t-il souligné en citant l’article 116 de la Constitution.

 «Il y a une violation délibérée de la loi. Ils ne veulent pas qu’on change les chefs de quartier et de district en violation de la loi organique en l’occurrence le code électoral et une autre loi qui est le code des collectivités», a constaté le président Cellou Dalein.