Retard dans l’ouverture des classes : Le PADES furieux face à cette situation de « chienlit »

octobre 7, 2018 3:11
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Initialement prévue pour le mercredi 3 octobre dernier, l’ouverture des classes n’a finalement pas eu lieu à la date indiquée. Et pour cause ? Le gouvernement et les leaders syndicaux des enseignants peinent à parvenir à une issue de sortie de crise.

Cette actualité s’est invitée à l’assemblée générale du Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES) à son siège de Nongo ce samedi 6 octobre 2018. La rencontre était présidée par Mohamed Kaba, coordinateur national dudit parti.

Et à propos, le président de séance a tout d’abord rappelé l’importance que revêt l’éducation pour une nation. En ce sens que celle-ci permet d’avoir des jeunes, futurs cadres bien formés et aptes à assurer l’avenir de leur pays.

« Mais aujourd’hui, qu’est-ce qui se passe ? Et cela semble normal pour tout le monde : les écoles sont fermées. C’est une catastrophe », a regretté Mohamed Kaba.

Citant en exemple les pays de la sous-région, l’orateur a rappelé à l’assistance que dans ces pays, depuis septembre, les enfants sont à l’école. Puisque c’est un droit pour les enfants que d’aller à l’école et un devoir pour le gouvernement de leur assurer l’enseignement.

« Le gouvernement est responsable de cette situation. Parce que lorsqu’on doit gouverner, on doit pouvoir prévoir. On n’attend pas que les problèmes surviennent pour trouver des solutions et venir faire perdre le temps à toute cette jeunesse. Nous sommes tous des parents d’élèves, cela doit nous interpeller. Chacun, à son niveau, doit prendre conscience de cette situation », a interpellé le coordinateur national du PADES.

Les enfants ont un programme circonscrit dans l’espace et dans le temps. Et Mohamed Kaba semble en être conscient. C’est d’ailleurs pourquoi il a déclaré que si ce temps n’est pas respecté, il va de soi qu’on bâcle encore les programmes comme cela l’avait été l’année dernière.

« On va avoir les résultats similaires à ceux que nous avons connus l’année passée. Vous avez vu les résultats des différents examens. Ils sont parmi les plus mauvais de la sous-région : 26% au Baccalauréat. Comment peut-on comprendre cela ? », s’est-il interrogé.

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, M. Kaba a indiqué que le pays est exactement en train de vivre la même situation au vu et au su de tout le monde. Et que les gouvernants se plaisent dans cette situation.

« C’est une catastrophe. Et il faut que nous nous réveillions ! Parce qu’il s’agit de l’avenir de nos enfants, de l’avenir de notre nation. Cela est extrêmement important. Nous ne pouvons pas laisser cette situation de chienlit s’étaler et continuer dans notre pays. C’est une honte pour notre pays », a fustigé l’orateur qui poursuivant en disant que par le passé, la Guinée a produit de grands cadres.

« Nous avons été pionniers dans l’éducation. Même lorsque les français sont partis, vous avez vu avec quelle détermination les autorités d’alors se sont battues pour que l’éducation soit préservée. Nous sommes les fruits de ces efforts-là. Nous aussi, nous avons le devoir de laisser à nos enfants et à notre postérité une situation qui nous permette de vivre et de voir se développer enfin ce pays. Nous devons nous lever, mes chers frères. Nous ne devons pas accepter cette situation. Il faut donc qu’à partir de la semaine prochaine que des solutions soient trouvées et que nos enfants partent à l’école », a-t-il conclu.