Réticence des populations aux vaccinations : l’invite du ministre de la Santé à la presse

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Trois mois après la rumeur qui s’est répandue en Guinée à la suite de l’administration d’un déparasitant à des élèves de la périphérie de Conakry, le ministre de la Santé, tente de rétablir la vérité. C’est dans ce cadre que Dr Edouard Niankoye Lamah a conféré le mercredi 24 juillet avec la presse. Ceci, afin d’édifier l’opinion nationale sur les avantages liés à la vaccination et autres interventions sanitaires de masse.

Dr Lamah attend donc de la presse, une divulgation des bonnes informations envers les bénéficiaires parce qu’il y a une réticence des populations à se faire vacciner.

« La dernière campagne de distribution de Praziquantel organisée par le programme national de lutte contre les maladies tropicales négligées dans les établissements scolaires des préfectures de Coyah, Fria et Dubréka, a fait couler beaucoup d’encre et de salive suite à la survenue des effets secondaires et qui a engendré des rumeurs et réticences chez les parents », a rappelé le chef du département de la santé.

Pour inverser cette situation, le ministère de la Santé voudrait d’abord gagner la bataille contre les rumeurs. Afin de rétablir le climat de confiance entre usagers et prestataires et de conférer aux prochaines campagnes de vaccination de masse, toute la réussite escomptée.

Revenant sur la panique qui s’est emparée récemment des populations de la ville de Dubréka, le ministre de la Santé a révélé ceci : « on n’avait pas bien préparé les enseignants ni les enfants encore moins les parents pour leur dire qu’il y aurait des effets secondaires après la prise de ces produits. (…) D’où la réticence des populations à se présenter dans les structures sanitaires, soit pour prendre les médicaments ou à se faire vacciner parce qu’il y a des commentaires négatifs par rapport à l’acte. Mais, il faut comprendre qu’il n’y a pas de médicaments sans effets secondaires. »

Le ministre de la Santé a, par ailleurs, invité les journalistes à aider le département en ‘’communiquant bien’’. « Vous êtes capables du meilleur comme du pire.  Aidons donc le peuple de Guinée à accepter la vaccination et les traitements de masse qui ont une importance capitale. Car, ils permettent de prévenir beaucoup de maladie et de réduire la mortalité pour certaines maladies. Nous espérons que vous allez vous mettre à nos côtés pour que les maladies reculent dans notre pays », a-t-il lancé.