Revue de presse : Crise post-électorale, grèves des gardes pénitentiaires, incendie de Madina

avril 4, 2018 12:57
0

Manifs de l’opposition, la grève des gardes pénitentiaires, l’incendie du marché Madina ou la célébration de la journée internationale de la forêt, sont entre autres nouvelles développées par les journaux de la place. Bonne lecture !

A la Une du journal satirique Le Lynx, on lit ‘’La Guinée, un monstre géopolitique effrayant’’. Guinéens de tout le pays, refusez de jouer le jeu des pyromanes qui cherchent à brûler notre pays. Des politiciens véreux veulent enfoncer la Guinée dans la merde. Pour donner raison à Trump. Soixante ans d’indépendance, soixante ans de misère et de recul ! Tous les pays voisins évoluent,  progressent. La Guinée se noie. Tout le monde se bat et débat pour sortir de la pauvreté, nous on fait tout pour se déconstruire… A lire l’intégralité de cette analyse dans le numéro 1355  paru ce lundi 2 avril 2018.

‘’Manif : L’A-Rachid mal embouché’’, ironise le satirique Le Lynx. Discret à Conakry, disert à Paris. Le ministre le plus effacé du gouvernement grimpant a retrouvé sa voix. Il défend rarement le gouvernement dont il est membre face aux critiques de l’opposition. L’argument serait qu’il n’est pas porte-voix du gouvernement. Mais quand on est ministre de la Com, on a pour devoir de communiquer. A Paris, il s’est réveillé de sa torpeur et de la plus mauvaise des manières à ce qu’on voit. Il a décidé de redorer le blason du pouvoir d’Alpha Grimpeur fortement écorné par la répression dans le sang des manifs de l’opposition… « Nous assistons à un nouveau phénomène qui est l’utilisation des groupuscules armés, l’utilisation d’armes (…) Il y a une disproportion totale entre l’objet des manifestations et la réalité des manifestations qui deviennent de plus en plus violentes », a accusé Rachid N’Diaye sur TV5 Monde. Une sorte de l’eau au moulin du patron du parquet de Dixinn a trouvé Boubacar Diallo, son « Grenade » comme le cerveau de l’assassinat de 94 opposants et éradiquer ainsi les manifs de l’opposition.

‘’Manifs des nounous de l’opposition : les gendarmes s’interposent’’, titre le journal Le  Lynx. Le mercredi 28 mars sous un soleil de plomb, aux environs de 12h 30mn, les nounous de l’opposition- respire-lacrymogène, ont marché de la direction nationale des Chemins de Fer de Guinée au ministère de la Justice en passant par le boulevard du Commerce et le rond-point de l’ambassade du Nigéria. Blanc vêtues, foulards rouges. Elles réclament justice contre les tueries qu’elles qualifient d’arbitraires lors des différentes manifestations organisées par l’opposition. Sous le coup de la révolte, les nounous scandent ‘’Justice pour nos enfants’’, ‘’que cela cesse’’, ‘’à bas l’injustice’’… Hadja Halimatou Diallo, l’épouse du chef de file de l’opposition était parmi les grognards.

Le journal  hebdomadaire Le Populaire nous parle aussi du message des opposantes à Alpha Condé, lit-on. Elles ont marché contre l’impunité, en vain. « Les tueries n’ont pas cessé ». Les femmes de l’opposition menacent de s’immoler en guise de protestation contre les assassinats ciblés des opposants, apprend-on.

‘’Incendie au grand marché de Madina : L’air d’un acte criminel prémédité’’, titre le journal hebdo Le Populaire. « L’intention de mauvaise action peut être conçue comme mauvaise action ». Plus rapidement, on pourrait trouver un potentiel suspect dans l’incendie enregistré dans la nuit du samedi 17 au dimanche 18 mars dans le plus grand centre de négoce de Guinée. Mais à qui profite le crime ? Malgré les efforts des sapeurs-pompiers, le marché M’Balia était devenu comme un champ de ruines. Plus de 400 conteneurs avec leurs marchandises et un grand centre de couture de 12 salles avec 12 machines chacune, calcinées. Le président du Groupe organisé des hommes d’affaires (GOHA), Chérif Abdallah estime à près de 1000 victimes directes de cet incendie dont l’origine reste encore (officiellement) inconnue. Même si les traditionnelles enquêtes ouvertes sont annoncées.

Dans la rubrique ‘’Confidences publiques’’ du semainier Le Populaire, on apprend que le budget annuel de la Présidence de la République était de 367 milliards 218 millions 589 mille francs guinéens. A  l’arrivée d’Alpha Condé au pouvoir, il augmente. En 2017 par exemple, le budget passe à 418 milliards de francs et ensuite, à 663.

‘’La Guinée célèbre la journée internationale des forêts’’, apprend-on du journal Le Populaire. A l’instar des autres pays de la planète, la Guinée a célébré cette journée sous le thème ‘’Les forêts au service des villes durables’’. C’est la ministre de l’Environnement, des Eaux et Forêts, Assiatou Baldé qui a officié la rencontre tenue au jardin botanique de Camayenne en présence des conservateurs de la nature et autres activistes de l’environnement mobilisés pour la circonstance. Dans son discours de circonstance, elle a dégagé l’importance que revêtent les forêts tout en se penchant sur la nécessité de conserver et d’entretenir celles-ci. Par ailleurs la ministre Baldé a invité les uns et les autres à la préservation des forêts qui, selon les experts du domaine, recouvrent 30 pour cent de la surface de la planète, assurent la sécurité alimentaire et fournissent des abris et restent essentielles pour lutter contre le changement climatique, protéger la biodiversité et les foyers des populations autochtones.

‘’Damaro bégaie sur le 3ème mandat’’, nous informe l’hebdomadaire La Lance. Amadou Damaro Camara qui a affirmé à son domicile le 24 mars dernier, qu’Alpha Condé sera remplacé à la tête du parti en 2020. Il n’en fallait pas plus pour voir la polémique enfler davantage. En prélude à cette présidentielle de 2020, certains caciques du RPG n’ont de cesse d’exprimer leur désir d’un 3ème mandat (anticonstitutionnel) pour Alpha Condé. D’autres comme Amadou Damaro et Saloum Cissé, le Secrétaire exécutif du RPG se sont montrés pour le moins, pour ne pas dire nuancés, qu’ils souhaitent un 3ème mandat à Alpha Condé mais au RPG.

‘’Maison centrale : les gardes pénitentiaires en grève’’, s’exclame le journal La Lance. Le lundi 26 mars, les gardes pénitentiaires de la maison centrale de Coronthie, dans la commune de Kaloum, étaient en grève. En colère, ils réclament le ravitaillement du personnel en denrées alimentaires, l’application pleine et entière des acquis du statut particulier du personnel pénitentiaire, du planning immédiat de formation, de l’équipement, de l’attribution des grades et la prise en charge des 54 bénévoles. Le mémorandum en date du 17 mai 2016 avait statué : « la Commission de suivi et de discipline parlant et agissant au nom de tout le personnel pénitentiaire en ce mardi 17 mai 2016… » Le ministre de la Justice qui avait dans un premier temps, nié l’éminence du mouvement de grève, avait par la suite dépêché ses conseillers, notamment Sékou Keïta en communication et Lamine Kaba, conseiller technique, pour négocier avec les grévistes.

A bientôt !