Revue de presse : mission de « hot tension » de la communauté internationale, le litige foncier de Coyah…

0
402

La « mission de hot tension » menée par la mission internationale à Conakry, la tentative d’expropriation de l’Eglise catholique à Coyah…, ont constitué l’essentiel des sujets ayant marqué l’actualité durant la semaine qui s’achève en Guinée.

« Une mission de hot tension ! », titre Le Lynx sur la mission conjointe CEDEAO-UA-ONU a qui a séjourné à Conakry la semaine dernière. « Discours va-t’en guerre, quatre frontières sur six fermées, des accusations de mercenariats, paranoïa, matériel de campagne arraisonné au camp militaire de Labé… La mission conjointe CEDEAO – UA – ONU les 1er et 2 octobre dans nos murs a trouvé une table assez garnie. Elle a dû hausser le ton pour tenter de faire lâcher du lest à Alpha Condé », écrit le satirique qui rapporte les propos du général Francis Béhanzin, commissaire paix et sécurité de la CEDEAO, selon lesquels « la mission conjointe a exprimé sa vive préoccupation par rapport au manque de confiance entre les acteurs. Elle a condamné fermement les violences et les discours haineux, à relents ethniques susceptibles d’encourager les violences…» Le journal écrit aussi que si Alpha Grimpeur a dit tenir à un scrutin apaisé, l’espoir de le voir rouvrir les frontières avant la fin du scrutin présidentiel s’amenuise. « A la mission conjointe, il aurait justifié la fermeture par le refus de Maquis Sall d’organiser des patrouilles mixtes le long de la frontière, confie un membre de la délégation », rapporte le journal.

« S’accrocher au pouvoir », barre à sa Une La Croissade avec une photo du Président Alpha Condé. « ‘’ A bas le Président ‘’. C’est le langage venant du même peuple dans la manifestation de son ras le bol à l’endroit de celui pour lequel il s’est longtemps battu. Les motifs chez chacun des citoyens sont divers et variés. Le cas le plus récent, c’est la sortie du Chef de l’Etat malien, Ibrahim Boubacar Keita (IBK) suite aux manifestations de rue sous la direction du M5 (Mouvement du 5 juin 2020) piloté par l’imam Dicko. Ce mouvement a persisté plus de quatre mois. Finalement, c’est l’armée qui paracheva le travail du M5 par un coup d’Etat », écrit l’hebdomadaire, et de s’interroger en ces termes : « Mais, quelle porte de sortie pour nos Présidents en Afrique ? » Du Mali à la Guinée, en passant par le Gabon, le Congo Brazzaville, et même en Occident avec la Biélorussie, le journal énumère un certain nombre de pays où on s’accroche au pouvoir ou on tente de s’accrocher au pouvoir. Sur le cas guinéen, le journal écrit : « Alpha Condé se trouve à un tournant critique de son histoire politique, faute de Loi le protégeant et le mettant à l’abri de toute interpellation après le pouvoir. Si c’est l’argent, il en a eu suffisamment rien qu’avec les avantages du pouvoir. Mais pourquoi a-t-il tenu à se présenter à une nouvelle mandature… Ils vivent tous le même calvaire et la même peur de l’après pouvoir. La même crainte de se voir humilier par leur successeur […] D’où, chacun à son niveau n’aurait de vision et de souhait surement que mourir au pouvoir comme ce fut le cas de nombreux chefs d’Etat.»

« Ce n’est pas sain pour Kendoumaya », titre Le Populaire sur le conflit domanial qui oppose l’église catholique de Guinée aux habitants de Kendoumaya, dans la préfecture de Coyah. Le journal écrit qu’à Kiffénériah, une localité située à 6 km de Coyah, des spéculateurs fonciers tentent actuellement de s’emparer du domaine agraire de l’Eglise. Avec la complicité des hautes autorités du pays.