Revue de presse : mort de Nouhou Thiam, éviction de Bah Oury de l’UDD, décès de Henriette Conté…

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Cette semaine, les hebdomadaires guinéens ont écrit, entre autres, sur le décès à Conakry du général Nouhou Thiam, celui de l’ex-première Dame Henriette Conté, ou le départ de Bah Oury de l’UDD.

« Au lieu de soigner, l’Etat guinéen tue ». Barre à sa Une Le Populaire. L’auteur de cette tribune critique ainsi l’Etat guinéen après la répression meurtrière des manifestations du 12 mai à Coyah, Dubréka et Kamsar. « Au moment où les responsables politiques du monde entier passent en boucle des messages de paix, d’appels au respect des règles de confinement pour la protection de la vie humaine, le pouvoir guinéen tue en masse. Sept (7) morts en un jour en plus des victimes de la Covid au compte du régime Condé. Sept (7) vies cueillies par des forces barbares aux ordres de dirigeants prompts à tuer et incapables de préserver la vie », écrit l’auteur de l’article qui finit par se demander jusqu’où ira-t-on.

Toujours dans Le Populaire le Président Alpha Condé salue « la mémoire d’une femme [Henriette Conté] remarquable, d’une générosité admirable, qui s’est mise au service de la nation

« UDD, ce n’était pas une bonne idée ». Titre pour sa Le Lynx qui revient sur le parcours politique de Bah Oury après son départ forcé de l’UDD. « De l’UFD à l’UDD, en passant par l’UFDG, retour sur trente années de carrière d’Amadéus Oury Bah, cet aventurier politique, incompris pour les uns et invivable pour les autres… », écrit le satirique. En dépit de tout, selon Le Lynx, Amadéus Oury Bah n’est pas prêt à abdiquer. Ce n’est pas ce nouveau divorce avec l’UDD qui va le perturber. D’ailleurs, Bah Oury minimise ce nouvel échec en disant : « c’est une épine qu’on m’a enlevée du talon. Cela nous a permis de manger du lion et d’en sortir plus fort que le roi de la jungle ».

« Gratuité du courant/ Un courant empoisonné ! » Titre aussi le Le Lynx, qui rappelle que dans les mesures d’accompagnement annoncées par le goubernement Cas-Sorry pour soulager le populo des effets pervers de la crise sanitaire en cours, une partie importante était consacrée à la gratuité de l’eau et du courant durant la crise. Seulement, fait remarquer Le Lynx, le PM semblait oublier le fait qu’une grande partie de Cona-crime broie du noir et est également privée d’eau depuis belle lurette. Une réalité qui crève les yeux. Pour remédier à cela, nombreux sont les foyers qui sont aujourd’hui dotés de forages en banlieue où le voisinage et même d’autres personnes qui viennent de loin remplissent seaux, bidons et bassines.

Autre de Le Lynx, « Désignation de Mamady 3 Kaba à la CENI/ Les dégoûts d’une succession ». Le satirique croit que la présidence de l’institution électorale reste l’enjeu du remplacement de Me Salif Kébé. « L’appétit vient en mangeant. Le président intérimaire de la CENI, Kabinet Cissé serait en train de remuer ciel et terre pour qu’il soit maintenu à ce poste. Qui est fou ? Sauf qu’il n’a pas la côte à Sékhoutouréya. On l’accuse d’être proche de l’ancien président de la CENI, Bakary le Faux-Fana. C’est un secret de polichinelle que Kabinet a été un ‘’ petit-sûr ’’ à Bakary Faux-fana. Il lui avait confié la gestion de son ONG CECIDE durant son séjour à la CENI… », indique Le Lynx qui finit par ajouter que Kabinet Cissé derrière lequel l’on voit l’ombre de son mentor Bakary Faux-Fana, aurait été préparé à accepter Mamadi 3 Kaba – dont la désignation est contestée par le barreau – comme président de la CENI.

Qui de Kabinet Cissé ou Mamady 3 Kaba dirigera l’institution ?  S’interroge L’Observateur. Le journal souligne que s’il y a bien une certitude, c’est bien l’élection, soit de Kabinet Cissé ou de Mamady 3 Kaba, à la tête de l’organe à la tête de l’organe de gestion électorale, après le décès de l’ancien, Me Amadou Salif Kébé… L’un ou l’autre, conclut L’Observateur, le futur président de la CENI sera soumis au même titre que les autres commissaires, aux obligations d’impartialité, de neutralité, d’intégrité et de transparence.

« La CEDEAO hausse le ton/ L’option militaire pour destituer les dictateurs » Titre L’Observateur à sa grande Une. Faisant écho d’une déclaration du Président nigérian Muhammadu Buhari faite lors d’une visite au Ghana, le journal indique la CEDEAO veut mettre fin au maintien au pouvoir de certains dirigeants de cet espace en imposant la destitution du pouvoir par option militaire comme règle dans l’espace ouest-africain.

« Lutte contre le COVID-19/Daman Traoré plaide l’inclusion des guérisseurs traditionnels », titre Affiches Guinéennes qui fait écho de la présentation officielle du remède ‘’lekho’’ contre le COVID-19.  A cette occasion, souligne le journal, Daman Traoré, président de la Fédération Guinéenne de l’Association des guérisseurs traditionnels et herboristes de Guinée, a estimé que s’il avait été écouté par les autorités guinéennes, le pays n’allait jamais enregistrer le nombre de cas actuel de contamination et de décès…