Revue de presse : plaidoyer pour un nouvel outil des FDS, menace du FNDC, élection du président de la CENI…

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Entre le 21 et le 27 mai, les hebdomadaires guinéens ont, entre autres, écrit  sur l’élection  »surprise » de Kabinet Cissé à la tête de la CENI (Commission électorale nationale indépendante), la menace de reprise des manifestations par le FNDC (Front National pour la Défense de la Constitution), la sortie médiatique de Dadis Camara…

« L’élection surprise de Kabinet Cissé ! », barre à sa Une La Lance du mercredi 27 mai. Un mois neuf jours après la disparition de Amadou Salif Kébé, la Commission nationale indépendante (CENI ) a un nouveau président. L’hebdomadaire signale que Kabinet Cissé a été plébiscité par 16 voix sur 17. « Il n’avait pas de challenger, mais les gens n’étaient pas obligés de voter pour lui. Le fait qu’il soit plébiscité, c’est un exploit », a dit Mohamed Lamine Fofana, ministre de la Justice et ministre chargé des Relations avec les institutions républicaines, dont les propos ont été rapportés par le journal. Ce qui aussi marqué le journal, c’est « le désistement inattendu » de Mamady 3 Kaba. Pour le La Lance, c’est un secret de polichinelle que Mamady 3 Kaba visait la présidence de la CENI. Mais, analyse le journal, la contestation du Barreau de Guinée et de celle de l’opposition de sa nomination a altéré l’ardeur de l’exécutif. Une situation qui a profité à l’intérimaire Kabinet Cissé. Celui-ci, âgé de 43 ans, est membre de la société civile depuis 2002. Il a cofondé le Réseau Afrique Jeunesse de Guinée en 2003 et a été formateur du Programme d’appui au processus électoral pour une gouvernance en Guinée…

« Nouvelle Constitution/Un avocat dénonce une manipulation du texte original », titre également La Lance dans sa rubrique Politique. Le journal écrit qu’un avocat ( sans vinaigrette) – Pépé Antoine Lamah – révèle que des dispositions de la nouvelle Constitution se seraient volatilisées entre son adoption et sa publication au Journal officiel. Selon l’avocat, d’autres ont été modifiées : « D’abord, l’avant-projet soumis au contrôle de la Cour constitutionnelle ne correspond pas au document qui a été publié au journal officiel avant le référendum. Ensuite, le projet soumis au référendum au référendum ne correspond pas à celui qui a été publié au Journal Officiel à l’issue du référendum constitutionnel. A faire une lecture comparée de ces documents, on note aisément que la ‘’ la nouvelle constitution ‘’ compte désormais 156 articles, alors que le projet comptais comportais 157 articles. Plusieurs articles (42,43,47,76,77,83,84,106) ont été modifiés, d’autres carrément supprimés… »

Dans son numéro du 21 mai dernier, L’Indépendant s’intéresse à la sortie médiatique de l’ancien président de la Guinée Moussa Dadis Camara et titre :« Dadis entre le louvoiement et confiance divine ». Le journal faisant écho de l’interview de l’ancien chef de junte par les confrères de la radio Espace, rappelle que celui-ci s’est fait entendre sur diverses questions dont l’accusation de Sékouba Konaté à son encontre, la tentative d’arrestation de Kassory Fofana en 2009 et son éventuel retour au pays. « L’expérience que j’ai acquise me permet de surmonter beaucoup de choses maintenant. Donc, il faut obéir et savoir attendre », a dit Dadis sur la question relative à son retour au bercail.

Faut-il supprimer les FDS ? Interroge Le Lynx du 25 mai qui a publié un plaidoyer d’Aliou Barry – consultant international, spécialiste des questions de défense et de sécurité en Afrique –, pour un nouvel outil de défense et de sécurité nationale. Pour le consultant, au regard de la situation sécuritaire du pays et du comportement des forces de défense et sécurité actuelles, aucune autre alternative n’est offerte aux prochains dirigeants de la Guinée sinon celle de supprimer les actuelles forces de défense et de sécurité et de mettre en place un nouvel outil de défense nationale répondant aux besoins de sécurité nationale.

« Mory Kanté s’en est allé/ Le plus célèbre des musiciens guinéens est mort », titre Le Populaire du 25 mai. Le journal écrit que Mory Kanté était le plus connu, le plus titré, le plus adulé des musiciens guinéens sur la planète musique. « L’enfant d’Albadaria s’en est allé des suites d’une longue maladie vendredi 22 mai 2020. Il était âgé de 70 ans », a écrit le journal.