Riziculture : la BID et la Guinée signent ce mercredi un accord d’une valeur de 17,2 millions de dollars

janvier 16, 2019 11:50

Conakry abrite les 16 et 17 janvier 2019 la conférence régionale sur le concept WAQF sous la présidence du chef de l’Etat, Pr. Alpha Condé. En marge de cette rencontre régionale, le président du Groupe de la BID (Banque Islamique de Développement),  Bandar Al Hajjar a accordé une entrevue à un groupe de médias dont Guinéenews. Au cours de cet entretien, le président du groupe de la BID a annoncé la signature d’un accord de convention de financement d’une valeur  de 17,2 millions de dollars entre la Guinée et son institution. Ce fonds servira, a-t-il expliqué, à améliorer la productivité du riz en Guinée.

Tout en insistant sur la solidité des relations qui lie la BID à la Guinée et dont l’historique remonte à 1978, Bandar Al Hajjar a rappelé que son institution a contribué à l’établissement des financements de projets importants de WAQF  qui permettent de soutenir le système éducatif à hauteur de cinq millions de dollars.

«En 2011, suite à la demande du gouvernement de la République de Guinée, un projet de construction de WAQF sur un terrain de 17 mille mètres carrés avec un coût total de 60 millions de dollars qui a été approuvé par la BID et la première tranche de 16 millions de dollars a été effectuée en 2014», a-t-il fait savoir avant d’annoncer que la BID est en train d’étudier pour le financement de la deuxième tranche.

Dans la même logique, M. Bandar Al Hajjar a fait comprendre que la Guinée a bénéficié des assistances techniques sous forme de dons pour la mise en œuvre des lois et des règlementations nécessaires pour le WAQF. « D’ailleurs, la conférence régionale sur le WAQF qui se tiendra sous la présidence du président guinéen, va permettre d’augmenter la promotion du WAQF dans les aspects sociaux et elle va permettre aux investisseurs étrangers d’étudier les investissements dans ce domaine», a-t-il indiqué.

D’après le patron du groupe de la BID, la création de WAQF vient appuyer en général les investissements dans les pays où les défis sont très grands. Selon lui, ni le financement public encore moins le financement privé ne peut à eux seuls  suffire les besoins d’investissements. C’est pourquoi, a-t-il fait préciser, la troisième voie est celle du WAQF.

«La BID a très tôt commencé dans le WAQF et les revenus servent à financer les opérations spéciales pour les bourses d’études dans les pays non musulmans. En 1997, la BID a créé le fonds immobilier du WAQF dont le revenu est mobilisé pour combattre ou lutter contre la pauvreté. La BID a créé également un fonds WAQF qui va soutenir la créativité et les innovations dans les différents secteurs. La BID est en cours de création et d’établissement d’un centre international de WAQF qui aura trois objectifs qui sont, entre autres, organiser des sommets annuels sur le WAQF à travers lequel participeront les experts du monde entier. Deuxièmement, il s’agit de créer une plateforme électronique pour un échange d’informations et d’expériences. Le troisième cadre et le dernier  objectif, c’est la formation», a expliqué M. Bandar Al Hajjar.

Pour terminer,  M. Bandar Al Hajjar se dit très satisfaits des financements ou des investissements  effectués en Guinée dans les différents secteurs. «Ce mercredi 16 janvier, nous allons signer un accord de convention de financement d’une valeur de 17,2 millions de dollars visant à améliorer la productivité du riz», a-t-il annoncé.