Rupture des ARV en Guinée: panique chez les malades, les autorités sanitaires rassurent

juillet 23, 2018 1:38
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Les 20 mille malades qui vivent avec le VIH/Sida ne savent pas aujourd’hui à quel saint se vouer. Les sites d’approvisionnement où ils se ravitaillent en Anti Rétro-Viral  (ARV) sont vides. Et ce depuis le 1er juillet dernier. Interrogée par nos confrères de la Radio Espace ce lundi 23 juillet, la présidente de leur association, se dit inquiète parce que cette rupture qui crée, selon elle, la panique dans les rangs des malades de Sida. (Crédit-photo: Rjdh.org)

Aux dires de l’interlocutrice de nos confrères, la crise a débuté depuis le 1er juillet dernier. C’est à cette date que les centres d’approvisionnement ont commencé à se vider. Une période qui coïncide avec les troubles sociaux dus à l’ajustement du prix du carburant à la pompe.

La présidente de l’association des malades de Sida se dit aujourd’hui submergée par les coups de fil des patients qui réclament les produits. Pour elle, cette rupture peut avoir des conséquences. Si les malades qui, selon elle, ont l’habitude de prendre des médicaments à temps, ne sont pas ravitaillés, la maladie  peut resurgir. Alors, elle appelle de tous ses vœux la disponibilité des médicaments au niveau des centres,  afin que les malades soient approvisionnés à temps.

Quant à Dr Youssouf Koïta, le Coordinateur du Programme de Prise en Charge et de Prévention des personnes vivant avec le VIH/Sida,  Il n’y a pas apparemment de rupture. C’était une petite crise de deux semaines due d’ailleurs aux troubles sociaux que connait le pays.

Mais elle n’est qu’un lointain souvenir, puisque selon lui, plusieurs sites sont déjà ravitaillés. C’est le cas du centre de Donka. Il précisera par ailleurs, que depuis quelques jours, les agents sont sur le terrain pour approvisionner les sites de l’intérieur du pays. Il promet tout mettre en ordre pour corriger les erreurs. Dr Koïta invite la présidente de l’association des malades de VIH/Sida de lui remonter l’information au cas où elle constatera qu’un centre n’est pas ravitaillé.

Rappelons que ce n’est pas la première fois qu’une telle situation se présente aux hôpitaux guinéens. En 2017, l’incendie de la Pharmacie Centrale de Guinée a crée une crise quand la partie du bâtiment qui contient des ARV était partie en fumée. Mais après cet incendie, MSF et le ministère de la Santé ont pris en charge les malades.