RusAl-Fria : Le rendez-vous manqué d’avril 2018 crée l’inquiétude chez les citoyens

mai 1, 2018 9:20
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Le mois d’avril 2018 prévu pour la relance des activités  de l’usine RusAl-Friguia n’est pas la bonne date alors que tout semblait aller pour le mieux vu l’avancement dès travaux de maintenance qui vont bon train et évalués à plus de 95%. Et, pendant ce temps, l’usine  est en train de faire sa toilette à l’intérieur pour recevoir les membres du gouvernement qui doivent  assister au démarrage.
Les citoyens  rencontrés dans la ville, ne croient pas à cette relance de si tôt car selon eux plusieurs tentatives d’allumer, les chaudières qui sont le véritable poumon de l’usine ne sont pas au point, du moins à date.
« Moi je ne comprends rien pour le problème  du démarrage de l’usine, on avait appris que c’était le 4 avril 2018, on nous dit après que c’est  le 27 avril parce que le président  de la république doit lui-même être à Fria pour la relance. Le mois d’avril vient de passer et on ne voit rien de clair. S’ils ne sont pas prêts, ils n’ont qu’à nous dire la vérité. On voit la fumée des chaudières et après on entend  que des tuyaux ont pété. Moi qui ai travaillé dans l’usine, la maintenance devrait commencer par le groupe énergétique. Mais on attend quand même ; je ne pense pas que la relance c’est pour maintenant », nous a confiés ce citoyen qui a requis  l’anonymat.
Cette inquiétude est partagée par Mariam Camara vendeuse de produits cosmétiques  dans le marché qui pense que si l’usine ne fonctionne pas, la vie serait toujours chère. « On a appris que le président va venir inaugurer au mois d’avril l’usine après six ans d’arrêt ; on était trés contente mais jusqu’à présent, on ne voit rien ; ni les autorités ni les Russes n’en parlent. Moi je ne crois pas trop tant que mon fils qui se débrouille a l’usine ne me dit rien au clair », affirme-t-elle.
Pour l’heure, les techniciens du groupe énergétique sont à  pied d’œuvre pour maintenir la pression à 100 barres comme le recommande les données pour le démarrage  de la première tranche.
Nous y reviendrons.