Sagalé/Lélouma : L’apport de la diaspora attendu pour la reconstruction des bâtiments publics pillés et cassés

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Les bâtiments publics de la sous-préfecture de Sagalé se trouvent dans un état de détérioration inquiétante. Ce, après les casses perpétrées sur les édifices publics par une foule en colère suite à l’assassinat à son domicile du cheikh Ibrahima en fin octobre 2017.

L’on se rappelle, à l’époque, le bloc administratif, la résidence du sous-préfet ainsi que les locaux abritant le poste de police et de la gendarmerie ont été mis à sac. Depuis, rien n’est fait pour reconstruire ces symboles de l’État.

Abdourahamane Diallo, le sous-préfet de Sagalé se rappelle :  » Vous savez, depuis l’assassinat du cheikh Ibrahima en fin octobre 2017, des jeunes en colère s’en étaient pris aux édifices administratifs. Du coup, le bloc administratif, ma résidence, le poste de police et de gendarmerie avaient été pillés et incendiés. Tout avait été saccagé. Depuis lors, nous n’avons pas d’infrastructures administratives. Des démarches ont été effectuées mais ça n’a pas encore été restauré. Actuellement, je suis installé au centre d’accueil qui me sert de bureau. « 

Interpellé par rapport à la situation, le maire de la commune urbaine dit avoir tout fait pour la reconstruction de ces bâtiments. Mais hélas !

 » Nous avons tapé sur toutes les portes pour qu’on nous aide à restaurer ces bâtiments. Mais pour le moment, malgré ces appels et la nécessité qui s’impose, on n’est pas encore parvenu à réhabiliter ces infrastructures administratives. Peut-être que ce sont les moyens qui ne sont pas encore disponibles. J’ai même été voir mon ministère de tutelle dans ce cadre et on m’a fait savoir que nos ressortissants ont promis de reconstruire. Mais pour le moment, ça n’a pas été encore effectué « , regrette Ahmadou Mouctar Diallo avant de poursuivre :  » laissez-moi vous dire qu’actuellement, c’est la guérite d’un site de téléphonie mobile qui nous sert de bureau le secrétaire général de la commune et moi. Nous n’avons que 3 chaises et une table. C’est là qu’on se débrouille actuellement « , confesse Ahmadou Mouctar Diallo.

A la question sur l’usage de la subvention accordée à la commune à travers l’Agence nationale de financement des collectivités (Anafic), le maire précise :  » dans l’espoir que nos ressortissants allaient nous aider dans la réhabilitation de ces bâtiments, nous avions planifié en 2019 trois actions. La construction du centre d’accueil, la mise en place d’un poste de santé à Thiéwé et la construction d’une école de trois classes à Télé. Ces infrastructures sont en cours d’exécution. Si toutefois la subvention continue en 2020, avec l’équipe communale, on verra quoi faire dans ce cadre. «