Saikou Yaya Barry : «Nous avons trouvé une CENI qui a la volonté d’aller de l’avant mais… »

mars 24, 2019 11:36

Les militants de l’Union des Forces Républicaines (UFR) de Sidya Touré se sont massivement mobilisés au siège national du parti à Conakry à l’occasion de l’assemblée nationale hebdomadaire du parti tenue ce samedi 23 mars. 

L’essentiel des débats a porté sur les questions électorales. A cet effet, le député Saikou Yaya Barry, Secrétaire exécutif de l’UFR, a fait le point de la rencontre qui s’est tenue, jeudi 22 mars à Conakry, entre la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) et les acteurs politiques du pays.

 Pour le député de l’UFR, si l’organe en charge des questions électorales affiche une volonté d’organiser rapidement les «élections, il reste confronté au manque de budget pour réaliser ses actions. Il invite, à cet effet, le gouvernement de faire en sorte que cette situation soit débloquée. « Nous avons trouvé une CENI qui a la volonté d’aller de l’avant, de faire en sorte que les élections s’organisent rapidement en Guinée. Mais, elle a sérieusement des problèmes qu’il faut régler. Premièrement, il faut reconnaitre qu’aujourd’hui la CENI est bloquée de son budget. Et nous demandons au gouvernement de faire en sorte que la CENI retrouve son budget pour dérouler ses activités permettant à la classe politique d’aller rapidement aux élections », a-t-il lancé.

 Selon le Secrétaire général de l’UFR, la CENI a affiché sa volonté de voir les partis politiques soutenus par le gouvernement pour leur permettre de participer activement à la formation du personnel qui doit participer au processus électoral. « Ça c’est un problème sérieux. Avant 2004, il y avait la charte des partis politiques qui avait prévu et régler avec le gouvernement d’alors cette question pour permettre aux partis politiques d’obtenir un financement. C’était prévu à hauteur de 0,5% du budget national qui devait être alloué aux partis politiques afin de contribuer à l’émancipation de la vie politique dans notre pays. La charte des partis politiques avaient mentionné cela. Mais depuis, les partis politiques n’ont jamais reçu de financement de l’Etat », a affirmé Saikou Yaya Barry.

 Cependant pour y parvenir, le député de l’UFR estime qu’il faudrait une bonne règlementation au niveau des partis politiques, parce qu’il y a des partis politiques qui, affirme-t-il, ont leur bureau dans le sac. « Il faudrait que le ministère de l’administration du territoire fasse son travail pour régler cela », sollicite le député.

 Pour l’organisation d’élections propres et transparentes, l’UFR demande que les anomalies au niveau du fichier électoral soient corrigées. Selon le parti de Sidya Touré, il y a 1 574 000 électeurs dans le fichier dont on ne connait pas la provenance. Il souhaite que tous les électeurs passent devant l’opérateur en charge du recensement pour se faire identifier et faire le recensement de ceux qui ont l’âge de voter. Sur les organes et structures de la CENI, l’UFR demande également la participation des partis politiques en fonction de leur représentativité sur le territoire national.

 Pour sa part, a indiqué le député de l’UFR, la CENI demande à ce que le choix des personnes qui doivent être choisies par les partis politiques, pour prendre part au processus électoral, soient des personnes ayant la capacité de comprendre le code électoral et le processus électoral à tous les niveaux. D’où la demande du président de la CENI de permettre que les partis politiques bénéficient d’un financement.

 Selon Saikou Barry, en attendant la retraite de la CENI en vue, il a appartient désormais aux partis politiques de faire des suggestions à cet organe afin de permettre d’élaborer un plan d’action pour aller rapidement aux élections.