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    Saisie de 4kg de cocaïne à Conakry : inoculation, usage de pampers, ces nouveaux modus operandi des trafiquants

    La Guinée, depuis quelques temps, renoue avec le trafic de drogue. Ce mardi 9 février, les Services spéciaux à la Présidence chargés de la lutte contre la drogue et le crime organisé ont présenté deux saisines de drogues dures, a-t-on constaté sur place.

    C’est le Commissaire divisionnaire de police, Ibrahima Kalil Camara et par ailleurs, directeur adjoint de l’Office Central Anti-Drogue (OCAD) qui a procédé à la présentation.

    « Le 14 décembre 2020, un corps sans vie a été retrouvé dans le district de Pamelap, à la frontière avec la Sierra Leone, préfecture de Forécariah. Les autorités administrative et judiciaire, pour des besoins d’enquête, ont envoyé le corps à l’hôpital Ignace Deen de Conakry. Dans le même cadre, l’OCAD a reçu un rapport de sa brigade basée à Pamelap faisant état de la présence d’un corps suspect. Aussitôt, la direction a adressé une réquisition au médecin légiste. Le 25 janvier 2021, une équipe spécialisée a procédé à l’examen du corps et à l’autopsie qui se sont soldés par l’extraction de 31 boules de cocaïne du corps pour un poids total de 750 grammes. Nous gardons le nom et le pays d’origine de l’intéressé pour le respect du corps humain », a expliqué Ibrahima Kalil en parlant de la première saisine.

    S’agissant de la deuxième saisine, le directeur adjoint de l’OCAD a indiqué qu’elle porte sur trois kilogrammes de cocaïne effectuée le 30 janvier 2021 par la cellule de ciblage de la douane nationale basée à l’aéroport de Conakry. « L’accusée répond au nom de Lucia Conté, elle est de nationalité guinéenne. Elle avait dissimulé dans les Pampers qu’elle portait… », a-t-il fait savoir.

    Interrogée, l’accusée Lucia Conté a reconnu les faits. « On m’a arrêté pour trafic de drogue à l’aéroport international Conakry-Gbessia alors que je partais au Maroc où je réside il y a longtemps. La drogue était dans un pampers collant que je portais. Je suis à ma première fois. C’est une personne que je ne connais pas qui m’a mise dans cette affaire.  Elle m’a promis de l’aider à faire voyager son colis contre 10 000 dirhams. Depuis l’aéroport, il a disparu, je ne sais pas où il se trouve actuellement. Ce sieur m’a appelé un jour par mon nom au téléphone. Il m’a bien salué avant de me demander si je suis au Maroc, j’ai répondu que je suis à Conakry. Il m’a dit quand est-ce que je vais y retourner, je lui ai dit le samedi. C’est pourquoi il m’a dit de l’aider à faire partir son colis », a-t-elle avoué.

    Pour sa part, Mohamed Mazo Mansaré, officier chargé de la communication des services spéciaux à la Présidence chargés de la lutte contre la drogue et le crime organisé a vivement remercié la direction nationale des douanes pour sa franche collaboration.

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