Sanoyah : une maison soupçonnée d’abriter des membres d’un présumé gang incendiée par la population

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Une maison soupçonnée d’abriter les membres d’un gang, a été incendiée par la population ce vendredi 2 octobre à Sanoyah, dans la Commune de Coyah.

En effet, il y a juste une semaine, un groupe de présumés malfrats armés de fusils et encagoulés, ont abattu deux pères de famille dans le quartier. C’était précisément dans la nuit du 26 au 27 septembre dernier avant de poursuivre tranquillement leur chemin à pied dans le quartier.

Et ce vendredi matin, alors que la population est encore sous le choc, la nouvelle de l’arrestation de certains de ces malfrats dans une maison située non loin des lieux du crime, s’est vite répandue dans le quartier comme une traînée de poudre. Les lieux ont été tout de suite pris d’assaut par les jeunes qui ont entouré la maison suspecte. Dans l’espoir de voir quelqu’un sortir de cette maison, en vain, ils y ont mis le feu.

Les agents de la brigade de Gendarmerie du Km36 présents sur les lieux, à bord de deux pick-up, n’ont fait qu’observer, impuissants, la scène.

Seulement la situation a dégénéré après quand les jeunes se sont dirigés vers la Gendarmerie pour demander les présumés criminels arrêtés afin de se rendre justice. Suite à des jets de pierres, la Gendarmerie a dû disperser la foule à l’aide de gaz lacrymogènes.

Interrogés par Guineenews, le Colonel Damaro, Commandant de la Brigade de Gendarmerie du Km 36 a déploré l’attitude des jeunes qu’il croit avoir été manipulés.

Selon lui, ce sont des agents de la BAC (brigade anti criminalité) qui sont en train de procéder à l’arrestation des évadés de prison.

 « Nous, nous sommes une Brigade d’intervention, ce sont les éléments de la BAC qui ont eu l’information avant nous qui ont procédé à des arrestations de certains malfrats. Et des gens sont allés manipulés les jeunes pour les inciter à s’en prendre à nous. Heureusement, les jeunes ont compris. Nous sommes même avec certains responsables des jeunes pour ramener le calme », a expliqué le Colonel Damaro avant de préciser que les présumés bandits arrêtés par la BAC ne sont pas détenus à leur niveau.

Au moment où nous quittions les lieux aux environs de 11 heures, le calme était revenu mais, les jeunes étaient toujours regroupés autour de la maison en feu.