Santé : la Guinée lance trois essais cliniques dans le cadre de la riposte au Coronavirus

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La salle de conférence du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a abrité la cérémonie de lancement de trois essais concernant la maladie à Coronavirus.

Outre le premier responsable dudit département, on notait, entre autres, la présence de la représentante de l’Académie des sciences de Guinée, Dr Makalé Traoré, du représentant résidant de l’OMS, Pr Georges Alfred Kizerbo, de la présidente du Conseil scientifique de riposte au COVID-19, Pr Yolande Izazy, ainsi que celle du représentant du ministre de la Santé.

Il s’agit de trois projets relevant d’une institution d’enseignement supérieur de la Guinée, en l’occurrence l’université Gamal Abdel Nasser, avec pour institut porteur, l’Institut de recherche et de développement des plantes médicinales et alimentaires de Guinée sis à Dubréka. L’objectif étant d’évaluer l’efficacité et la tolérance de produits élaborés en République de Guinée et dédiés à la lutte contre le Coronavirus.

Dans son discours introductif de la session, le ministre Khader Yacine Barry a indiqué qu’il s’agit d’une initiative qui s’inscrit dans le cadre de la mobilisation des centres de recherche scientifique pour la recherche d’une thérapie anti-COVID-19, rapidement accessible et scientifiquement acceptable.

Partant du constat selon lequel le COVID-19 paralyse la vie sociale et économique depuis plusieurs mois tout en générant une explosion de financement de projets de recherche et de production scientifique dans le monde, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, a dit que la base Pubmed recense à date plus de 18 000 articles scientifiques référencés depuis janvier 2020.

Citant la revue scientifique Nature, il a ajouté que près d’un demi-milliard de dollars US sont consacrés aux études sur le COVID-19 par les organismes publics et philanthropiques.

La présentation s’est passée à huis clos, loin des projecteurs et micros des journalistes, vu qu’il y a là-dedans des éléments qui ne sont pas encore diffusés.  C’est lorsque cela sera concluant que ces essais vont être portés à la connaissance du grand public.

Évaluant la portée de ces trois projets, le représentant résident de l’OMS a dit que ceux-ci placent la Guinée parmi les pays pionniers en matière de recherche sur les médicaments traditionnels dans le contexte de la pandémie du Covid-19.

« Je voudrais saluer cette initiative ainsi que le leadership du président de la République, du gouvernement et de la communauté scientifique », s’est-il félicité.

Poursuivant, le Pr Kizerbo a dit que l’Organisation mondiale de la Santé reconnait que face aux défis et aux impacts sanitaires et socioéconomiques de la pandémie du Coronavirus qui déstabilise l’économie, les moyens de subsistance et les flux commerciaux mondiaux avec des conséquences sur les vies quotidiennes de nos communautés, l’innovation et en particulier la recherche a une place prépondérante pour non seulement sortir de cette crise, mais aussi rebâtir d’autres communautés ou sociétés sur des bases plus robustes, plus résistantes.

A propos, l’orateur mentionnera que la médecine traditionnelle constitue à ce titre un patrimoine socioculturel de nos pays et une somme de savoirs qui reposent sur des méthodes qui peuvent être rationalisées pour non seulement prévenir, mais aussi traiter, voire guérir des maladies physiques et mentales.

« C’est pourquoi les chefs d’État et de gouvernement africains ont désigné le 31 août de chaque année comme journée commémorative de la médecine traditionnelle africaine », a souligné  le représentant résident de l’OMS en Guinée.