Santé : Les structures sanitaires de Kankan manquent de sérum anti venimeux !

août 16, 2018 11:52
0

L’un des constats amères majeurs qu’a dressé la commission santé du parlement guinéen à l’issu de sa tournée dans les structures sanitaires de la région administrative de Kankan en fin juillet dernier, est l’absence totale de sérum anti venimeux. En tout cas, c’est ce qu’a révélé le député Ben Youssouf Keita à la tête de cette mission de contrôle et de supervision dans les hôpitaux et centres de santé de la région de Kankan.

« Outre les autres manquements constatés ici et là, dans les hôpitaux et centres de santés, il faut relever l’absence totale dans toutes les structures visitées, de sérum anti venimeux », a regretté Ben Youssouf Keita. Ce qui selon lui et s’appuyant sur l’exemple de la sous-préfecture de Baro (Kouroussa) où une dizaine de serpents aurait été tuée au centre de santé, expose davantage les populations surtout rurales aux dangers de la morsure des serpents.

Et, justement, à la question de savoir comment font-ils  pour sauver les patients qui souffrent de morsure de serpent, le directeur de l’hôpital de Kouroussa Dr Amara Diané a dit faire recours au sérum glucosé et salé.

« Lorsqu’on est en face de cas de morsure de serpent et en l’absence de sérum anti venimeux comme c’est le cas maintenant dans nos structures, nous faisons recours aux sérums glucosés et salés en grande quantité pour diluer le venin dans le corps du patient », a indiqué Dr Diané.

Outre donc ce manque notoire de sérum anti venimeux dans les structures de santé de la région de Kankan, les parlementaires ont relevé l’insuffisance du personnel de santé. Ce qui amènerait des ATS (Agent Techniques de Santé) sortis des écoles des soins de santé communautaires, à se retrouver à la tête de certains centres de santé en lieu et place des médecins.

Les députés ont aussi regretté la saturation des patients dans certaines structures de santé dont l’hôpital préfectoral de Siguiri où le service de la maternité abriterait quatre personnes sur un petit lit d’hospitalisation soit 2 bébés et 2 mamans, apprend-on.