Scrutin présidentiel guinéen au Mali, au Burkina-Faso et au Niger: Plus de 38% de cartes d’électeurs disparues

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A l’instar de leurs compatriotes de l’intérieur et de l’extérieur du pays, les ressortissants guinéens vivant au Mali, au Burkina Faso et au Niger étaient aux urnes, hier dimanche. C’est suite à la convocation du corps électoral national pour la présidentielle du 18 octobre.

Pour le premier tour du présent scrutin présidentiel, les campagnes électorales et les préparatifs de l’ensemble du processus électoral se sont déroulés sans incidents majeurs à Bamako. Ce, tant  du côté des militants et responsables des partis politiques en lice que des membres de la Commission Electorale de l’Ambassade Indépendante (CEAMI).

Toutefois, tous les recensés n’ont pas pu retrouver leurs cartes. Donc, contrairement au pays où, au plan sociopolitique, la période des campagnes électorales a été dominée par des vives préoccupations.

A Bamako, si la campagne électorale a été civilisée, des réels sentiments de frustration portant sur  la disparition des milliers de cartes d’électeurs fusent de tous les côtés des militants des partis politiques ayant pris part au premier tour du scrutin présidentiel.

Et, pour l’instant, c’est la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) qui est au centre des accusations. Dans les enceintes des sièges du parti d’Alpha Condé et de celui de Cellou Dalein Diallo, les séries de manifestations ont été focalisées sur des réunions d’information, des appels au retrait des cartes d’électeurs et des campagnes de sensibilisation à l’intention de leurs militants.

Lors des cérémonies de réjouissances populaires et des déclarations à travers les médias maliens, aucun propos haineux ni acte de provocation n’ont été déploré entre les ressortissants guinéens de la place qui se considèrent tous comme des frères et sœurs issus d’une même famille.

Aussi, rien n’a été négligé aussi concernant les préparatifs techniques requis du côté des acteurs politiques et responsables de la mission diplomatique et consulaire. Sur place, l’essentiel des dispositifs mis en place étaient axés sur, entre autres, les opérations de retrait des cartes d’électeurs, la formation des agents de bureaux de vote et l’affinement des conditions matérielles et pécuniaires de leur déploiement sur le terrain.

Dans les enceintes des sièges du parti d’Alpha Condé et de celui de Cellou Dalein Diallo, les campagnes ont été focalisées sur des réunions d’information et de sensibilisation avec quelques cérémonies de réjouissances populaires et déclarations à travers les médias maliens.

En substance, ici à Bamako, aucun incident majeur n’a été déploré à l’issue de cette période de campagne électorale.

Cependant, au niveau du retrait des cartes d’électeurs, il y a eu des motifs de suspicions. Car, selon nos informations, plus de 38% d’électeurs dûment recensés n’ont pas pu accomplir leur droit civique pour n’avoir pas retrouvé leurs cartes.

Et, suite à des instructions de la CENI tombées au jour même  des opérations du vote, les électeurs détenteurs des simples récépissés ont été empêchés d’aller aux urnes. En tout cas, dans presque tous les centres de vote de Bamako.

En effet, cette année, sur plus de 18 000 Electeurs enregistrés à l’issue  du dernier recensement des Guinéens à l’âge de voter, seuls 7 000 et quelques inscrits ont pu retrouver leurs cartes pour voter. Cela, pour diverses raisons auxquelles la CENI (Commission électorale nationale indépendante) semble avoir été confrontée au plan technique.

Ce qui entraina une révision en baisse le nombre de bureaux de vote repartis entre les villes de Bamako, Kayes, Kangaba, Bankoumana et Touba (sur le territoire malien) ; Bobo-Dioulasso et Ouagadougou (pour le Burkina Faso) et Niamey (pour le Niger). Pour l’instant, tous les regards sont tournés vers la Ceni

Compte-rendu de notre Correspondant permanent à Bamako, Habib Diallo