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    mardi, 13 avril 2021
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    Secteur du médicament : Les effets de manche des apothicaires

    Les pharmaciens menacent de fermer boutique si les têtes de turc des maux qui minent le secteur du médicament ne sont pas coupées. Cette nième grogne contre la gestion anarchique de ce secteur sensible, est cependant perçue par maints observateurs comme un combat d’arrière-garde pour la corporation des apothicaires, rompue simplement dans les effets de manche. Dr Manizé Kolié et ses collègues nous ont habitués à leurs coups de gueule contre les autorités du département de la Santé. Des autorités qu’ils accusent de tous les péchés d’Israël. Dans ce lot de proscrits, trois noms reviennent permanemment dans les discours des pharmaciens, dont celui de l’inspecteur général de la santé et patron de Médicrime, Dr Damany Kéita. Ces trois têtes de turc constitueraient le goulot d’étranglement à la satisfaction de la plateforme revendicative de l’ordre des pharmaciens.
    Des pharmaciens qui exigent que le secteur du médicament soit totalement aseptisé, débarrassé de toutes les scories.
    Cela passerait forcement par la réduction du nombre de sociétés importatrices de médicaments à moins de dix, contre une centaine actuellement. A cela il faut ajouter la mise sous cloche et de façon définitive du marché à ciel ouvert des produits pharmaceutiques de Madina. Un grand bazar qui fait de l’ombre aux officines privées.

    Cette nième grogne est symptomatique de l’échec du programme médicrime qui peine à régenter le secteur, en tant que gendarme. C’est comme si l’avènement de cette approche de médicrime n’a été qu’un enfumage. Puisqu’on continue de faire du surplace dans la chasse aux pharmacies par terre. Des pharmacies par terre dont la prolifération trouve davantage son explication dans la cherté des prix pratiqués dans les pharmacies. Des prix qui sont hors de portée pour les maigres bourses.
    Comme quoi l’ordre des pharmaciens doit balayer devant ses portes, au lieu de continuer à faire pleurer dans les chaumières.

    Dans cette nouvelle épreuve de force entre les pharmaciens et le ministère de la Santé, bien des gens pensent que Dr Manizé Kolié et ses collègues risquent d’en sortir l’oreille basse. Si tel est le cas, ils ne pourraient s’en prendre qu’à leur pusillanimité et à leur manque de panache. Comme des apothicaires sans sucre.

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