Sécurité: ce qu’il faut retenir de la cartographie de la police et de la gendarmerie guinéennes

novembre 7, 2018 7:32
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Dans le cadre de sa politique de Réforme du secteur de sécurité (RSS), la Guinée bénéficie du soutien de l’Union européenne à travers le Programme d’appui à la réforme du secteur de sécurité (Parss 2 Rss) mis en place en février 2015.

 Ce projet, financé à hauteur de 7,2 millions d’euros, appuie les efforts du gouvernement en matière de consolidation de l’Etat de droit, de gouvernance, de promotion des principes démocratiques et de protection des droits humains, avec pour objectif de contribuer à la pérennisation d’un climat social, économique et politique pacifié en améliorant la provision de sécurité à la population.

 Il vient de produire un document qui fait la cartographie du dispositif sécuritaire de la Police et de la Gendarmerie. La remise officielle dudit outil s’est effectuée ce mercredi 7 novembre à Conakry.

 C’était en présence du ministre conseiller à la Présidence de la République chargé de la réforme du secteur de sécurité, Maramani Cissé, du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, Alpha Ibrahima Kéira, du haut commandant de la Gendarmerie nationale, directeur de la Justice militaire, le général Ibrahima Baldé, des partenaires au développement, ainsi que de nombreux officiers et sous-officiers de la police et de la Gendarmerie.

Sur la conduite du projet, Jean D’Angleterre, chef de mission du Programme d’appui à la réforme du secteur de sécurité, a indiqué qu’il a été procédé à un audit et qui a permis d’avoir une image de l’implantation des unités. Il ressort que la capitale Conakry est mieux fournie que les villes provinciales de l’intérieur du pays.

Pour sa part, le chef de Coopération de la délégation de l’Union européenne, Gérard Hatler, a fait noter que cette cartographie permet de tirer des enseignements utiles et qui constituent des bases solides pour un redéploiement des effectifs et des moyens afin d’améliorer la couverture sécuritaire.

Le premier enseignement est qu’avec un effectif total d’agents de police, de gendarmerie et de protection civile de 20529, soit un membre des forces de sécurité pour 530 habitants environ, l’effectif est globalement suffisant, mais inégalement réparti avec environ 60% à Conakry qui concentre un quart de la population guinéenne. Plus de la moitié des postes compte moins de 3 agents.

Toute chose qui démontre la nécessité d’engager une réflexion pour redéployer les effectifs et les moyens afin d’améliorer la couverture territoriale, en les concentrant davantage dans les zones où le taux de la criminalité est plus important.

En recevant la cartographie, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile et le haut commandant de la Gendarmerie nationale, après avoir exprimé leur gratitude à l’endroit des partenaires de l’Union européenne et salué le professionnalisme avec lequel le travail a été mené, ont promis que le document sera utilisé à bon escient.