Sécurité routière et campagne électorale

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C’est le report des élections chez nous qui nous donne l’occasion d’aborder ce sujet. Nous pensons qu’il est utile que l’on se préoccupe de la sécurité des cortèges que les candidats organisent dans les rues. Même si nous ne sommes pas en face des grands mouvements et engouements des années passées, il n’en demeure pas moins que des processions sont observables le long des artères, tant à Conakry qu’à l’intérieur du pays.

Le constat que l’on fait est le même. Quand ces défilés s’ébranlent, ils roulent vite et pétaradent fort avec une sono au maximum qui rivalise en décibels avec les cris et hurlements des jeunes militants, assis en grappes compactes sur le toit des véhicules, dans le coffre, sur le capot ou la malle arrière, accrochés aux portières. Toutes situations à même de faire peur au plus endurci des imprudents. Le code de la route n’a plus sa place. Ces cortèges font fi de la priorité. Ils passent partout où bon leur semble, se disant prioritaires absolus. Gare à celui qui tenterait de les dissuader. Dans ce climat d’agitation et de forte excitation, il risque plus que des avanies, peut être même une correction. Encore plus, s’il n’est que donneur de leçon et pas agent de la circulation routière.

A ce premier groupe se greffe souvent un autre : les motocyclistes. Ils sont tout autant exposés. On les voit à trois, quatre, voire même cinq sur la moto. Ils roulent à tombeau ouvert, sans casque protecteur et font des exhibitions comme pour épater la galerie et prouver aux autres qu’ils sont des durs et des as de la  conduite motocycliste.

Mais, où tous ces comportements peuvent-ils mener ? A l’accident, bien entendu ! Pour peu qu’une situation imprévue survienne sur le trajet du convoi de fêtards et c’est la catastrophe assurée. Avec les conséquences imaginables qui vont avec. Bien souvent, mort d’homme et blessures graves sont enregistrés. Les gens sur le véhicule sont projetés de tous côtés sur le sol, pendant que les motocyclistes subissent le même sort avec en plus, les risques de traumatisme  crânien qui les guette, du fait qu’ils n’ont pas de casque.

Un remède à tout ça, oui ! Le candidat ! Au-delà des créneaux habituels de formation connus, il peut agir dans le sens de leur faire changer de comportement. Il doit les inviter constamment à la prudence et au sens civique. Et rassurez-vous, Il peut être entendu, car ils ont confiance en lui et le considèrent déjà comme élu, leur élu !

Retenons ensemble que le jour du scrutin, c’est le jour J. Nous l’avions déjà écrit, il faut être en vie et en bonne santé pour y participer. La campagne étant la recherche des voix, un mort sur la route, un blessé grave et c’est une voix de moins à l’élection à venir.