Sègueya/Kindia : un véhicule braqué, deux blessés par balles et des biens emportés 

0
532
image d'archive

Le phénomène d’insécurité va crescendo dans le pays et inquiète aujourd’hui un bon nombre de citoyens et usagers en provenance ou en partance pour l’intérieur du pays. L’axe Kindia-Mamou est devenu un lieu par excellence d’insécurité. C’est le nid des coupeurs de route, des braqueurs. Et les attaques sont devenues très fréquentes sur cette route nationale.

Dans la nuit du samedi 17 novembre 2018 aux environs de 23 heures et demie, un  taxi immatriculé RC5718 O en provenance de Faranah a été la cible d’une horde de coupeurs de route dans la forêt de Sègueya, située à 10 km de la commune urbaine de Kindia. A en croire les passagers, les coupeurs, au nombre de quatre(4) et armés de deux fusils de guerre de marque PMKA venus à bord d’une voiture de marque Mercedes 190 de couleur noir ont attaqué leur véhicule.

Le taxi en provenance de Faranah pour Conakry avait à bord 9 passagers. Arrivé à Ségueya, ces présumés bandits sans foi ni loi ont d’abord tiré à bout portant sur le taxi blessant le chauffeur et une femme avant d’emportés avec eux des fortes sommes d’argent mais aussi des biens que possèdent ces usagers.

L’une des victimes, Ibrahima Barry, un médecin en service à Farana, explique sa mésaventure : « nous avons bougé de Faranah dans l’après-midi. Arrivé à Sègueya aux environs de 23h30, les bandits au nombre de 4, nous ont attaqués en tirant deux coups de feu sur notre véhicule. Le premier sur le pneu et second directement sur le chauffeur et celui-ci a crié directement soit disant qu’il a reçu une balle. Dès qu’on s’est arrêté, ils se sont dirigés vers moi en me dépouillant de tout ce que j’avais sur moi. Quand j’ai voulu résisté, ils ont braqué leur arme sur moi en disant qu’ils vont me tuer si je résiste voilà ils ont tous pris ».

Postés non loin du lieu de l’attaque, les agents de sécurité n’ont rien pu faire face à cette attaque. D’ailleurs, l’une des victimes de ces hors-la-loi n’exclut pas de porter plainte contre eux.

Comme dans la plupart des cas, aujourd’hui, les usagers de cette route nationale continuent à payer les frais de cette montée vertigineuse de l’insécurité au vu et au su des autorités qui sont, pourtant, censées d’assurer leur sécurité et celle de leurs biens. L’Etat se montre impuissant face à ces hors-la-loi qui violentent, retirent de l’argent, des biens dans la main des  passagers et échappent au contrôle des agents de sécurité qui pourtant sont installés sur cet axe.

Pour pallier ce phénomène dans la région, il faut que les services de sécurité s’impliquent davantage afin de traquer ces malfrats qui règnent en maîtres dans la cité.