Sékou Koundouno du FNDC réplique : «C’est au prix de notre vie que nous allons reculer»

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FNDC, Sano, Koundouno, Badra Koné, Bill de Sam

Les forces de l’ordre ont débarqué ce mercredi 11 novembre au domicile du responsable des stratégies et de planification du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), Sékou Koundouno à Lambayi dans la commune de Ratoma.

L’information a été confirmée par l’intéressé lui-même au cours d’un entretien avec Guinéenews. «Les forces de l’ordre sont allées chez moi à bord d’une dizaine de pick-ups. Elles étaient composées de la Brigade de Répression de Banditisme (BRB), de la BRI (Brigade de Répression et d’Intervention) et de la BAC (Brigade Anti Criminel). Ils ont encerclé tout le quartier avant de procédé aux fouilles, ma famille a été brutalisée. Comme ils n’ont rien trouvé, ils sont repartis. C’était aux alentours de 9h 30 et 10 heures», a-t-il expliqué.

Interrogé s’il avait reçu une convocation, M. Koundouno dira ceci : «nous sommes dans un Etat hors la loi. M. Alpha Condé dans son obsession est prêt à tout. Des citoyens qui agissent à visage découvert, qui critiquent et qui s’opposent à son intention, le minimum, c’est de leur fournir une convocation ou s’adresser à leurs conseillers».

Au bout du fil, M. Koundouno a laissé entendre que rien ne le fera reculer. «Quand un procureur se permet de s’asseoir et de citer des noms, on dirait qu’il s’agit des criminels, cela prouve à suffisance la déliquescence de l’Etat. Pourtant, au même moment, ce sont des centaines de personnes qui ont été froidement assassinées par les gendarmes et policiers sans aucune enquête ne soit ouverte. Il s’en prend aux pauvres qui se battent afin de défendre leurs droits légaux. Cela ne nous fera pas reculer, nous resterons déterminés, c’est au prix de notre vie que nous allons reculer. C’est une question d’honneur, de vie et de mort», a-t-il lancé.

Koundouno a fait savoir que les agents qui ont fait éruption chez lui ont emporté le téléphone de son épouse. «Il y a un téléphone que ma femme avait derrière elle, ils l’ont pris et l’ont emporté avec eux. Elle a été brutalisée parce qu’elle a exigé qu’ils sortent un mandat. Finalement, elle a exécuté ma consigne. Je lui avais dit de ne s’opposer à quiconque parce que son mari n’est pas un criminel», a-t-il indiqué.

A la question de savoir où il se trouve présentement, Sékou Koundouno a promis qu’il ne sortira pas de la Guinée.

«Nos avocats sont en train de se concerter et ils nous diront les démarches à suivre. Nous n’allons pas nous cacher parce que nous ne voulons pas laisser le pays dans les mains d’un groupuscule de défendeurs d’un clan. Nous ne sommes pas des citoyens résignés, nous sommes des citoyens débout et résistants. Le combat ne fait que commencer, qu’il soit, Che Guevara, Mandela bref, tous les grands hommes sont passés par là. Face à un dictateur, il y a le prix à payer, on ne peut pas être sous un climatiseur pour combattre un dictateur…», a-t-il laissé entendre.