SENACIP: le président Alpha Condé lance la quatrième édition à Conakry

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Alpha Condé, SENACIP

A l’initiative du ministère de l’Unité nationale et de la Citoyenneté, la quatrième édition de la Semaine Nationale de la Citoyenneté et de la Paix (SENACIP) a été lancée ce mardi 17 décembre 2019. C’était en présence du président de la République, entouré des membres du gouvernement, du gouverneur de Conakry, des acteurs de la Société civile, des activistes des droits de l’Homme ainsi que de nombreux mobilisés dans la salle de conférence de l’université Gamal Abdel Nasser.

Dans son discours de circonstance, le ministre de l’Unité nationale et de la Citoyenneté s’est félicité de cette initiative dont l’institutionnalisation dans l’agenda des grandes célébrations du pays illustre, selon ses mots, l’attachement du chef de l’Etat aux valeurs de civisme, des droits de l’homme, de la prévention des conflits et de la réconciliation.

« Soyez-en chaleureusement félicité pour la création de ce ministère transversal et le soutien que vous n’avez cessé de lui apporter en dépit de maints scepticismes et interrogations sur sa raison d’être. Vous avez compris, mieux que quiconque et à temps, que notre pays a d’importants défis à relever dans ses divers domaines. Pour cette quatrième édition, les activités de la SENACIP seront menées autour du thème :  »Voter : droit et devoir des citoyens. Usez de vos droits, faites vos devoirs ». C’est donc l’excellente occasion, Monsieur le Président de la République, pour moi de vous adresser mes sincères remerciements pour avoir validé cette thématique opportune, pertinente et judicieuse en phase et en cohérence avec l’actualité », a témoigné Mamadou Taran Diallo.

 »En effet, la Guinée, notre cher pays, avance vers des rendez-vous majeurs en 2020. En prévision de ces échéances politiques, mon département, suivant les directives du Premier ministre, chef du gouvernement, Dr Ibrahima Kassory Fofana, a cru devoir mettre l’accent sur les droits et devoirs qui se rattachent à l’exercice du vote qui est un droit constitutionnel, une expression et un pouvoir dont disposent les citoyens pour exprimer leurs aspirations », a déclaré le ministre Diallo.

En lançant les travaux de cette quatrième édition de la SENACIP, le chef de l’Etat a rappelé aux étudiants combien il est extrêmement important que la jeunesse connaisse l’histoire de son pays. « Car, c’est étant adossé au passé, assis sur le présent qu’on va vers l’avenir. Tant qu’on ne connait pas son passé, on ne peut se construire un bel avenir », a enseigné Alpha Condé.

Abondant dans le sens, le président de la République a indiqué que lorsqu’un homme politique est sûr de son programme, il s’adresse plutôt à l’intelligence. « C’est-à-dire, il essaie de vous expliquer: voilà ce que je vais faire. Et vous jugez si c’est bon ou pas. (…). Ce qui vous permet de réfléchir et de faire un bon choix. Mais quand il n’a pas un bon programme politique, il s’adresse au subjectif. C’est quoi? C’est la religion. C’est la race. Il va dire, ‘il faut voter pour moi parce que nous sommes musulmans. Il faut voter pour moi parce que nous sommes catholiques. Il faut voter pour moi parce que nous sommes protestants ou bien il faut voter pour moi parce que je suis malinké, peulh ou soussou, etc. Ce n’est pas de la politique, ça. Parce que la politique, c’est définir des objectifs que le peuple voit et que le peuple peut juger si ces objectifs que vous avez définis et pour lesquels ils ont voté pour vous, ont été atteints. S’ils ont été atteints, ils continuent à faire confiance. Et s’ils n’ont pas été atteints, ils vous tournent le dos », a tranché Alpha Condé.

« Malheureusement en Afrique, et plus particulièrement en Guinée, on utilise beaucoup d’arguments subjectifs. Donc, on ne permet pas aux gens de réfléchir. Et c’est très grave, parce que la population guinéenne est très jeune. C’est pourquoi j’invite la jeunesse à connaitre l’histoire de la Guinée. Et quand il a à faire à des hommes politiques, qu’il sache qui a fait quoi », a-t-il exhorté.