Sidya Touré annonce des manifestations éclatées par quartier

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Sidya Touré Président de l'UFR à l’émission sans concession de Guinéenews.

Posted by Guineenews.org Boubahcom on Saturday, July 4, 2020

Le vendredi 3 juillet dernier, les membres du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC) ont inhumé huit jeunes tombés lors des dernières manifestations organisées en début d’année, soit plus de six mois pour les uns et cinq pour les autres. Une situation sur laquelle le président de l’UFR (union des forces républicaines) a été interpellé ce samedi 4 juillet par Guinéenews© pour savoir ce qui a motivé ce long moment d’attente avant d’inhumer ces jeunes.

D’entrée, Sidya Touré a commencé par attaquer le regime de Conakry en ces termes : « Nous avons des gens qui gèrent ce pays qui n’ont même pas de cœur ».

Pour l’ancien Premier ministre, les rapports d’autopsie sur les « gosses  qui ont été froidement abattus lors des manifestations » existent bel et bien.

« Mais, on ne souhaite pas nous les livrer pour qu’on ne soit pas en mesure de saisir de cela comme étant des preuves d’assassinats notamment dans les différentes démarches que nous entreprenons à la Cour Pénale Internationale, à la CEDEAO et ailleurs », a déploré l’opposant qui s’exprimait dans l’émission « Sans concessions » de Guinéenews©.

Les opposants au projet d’un éventuel troisième mandat pour Alpha Condé avait planifié des manifestations pour ce mercredi 8 juillet. Mais celles-ci sont remises à plus tard. A la question de savoir ce qui a motivé ce report, Sidya Touré a indiqué que beaucoup de choses ont milité en cette faveur, même certains observateurs trouvent que c’est parce que le Front n’a pas reçu d’autorisation de la part des municipalités.

« D’abord, on a eu beaucoup de pressions du côté de nos partenaires extérieurs qui vivent en Guinée, qui souhaitaient que pendant la COVID-19 qu’on ne puisse pas faire des marches. Ensuite, on avait prévu des manifestations calmes, tranquilles. Vous savez, ce n’est pas la même configuration : on sortait. On montrait le monde que nous drainions. (..). Je crois que le gouvernement a eu peur qu’on ne remette plus d’un millions de personnes dans la rue. Dans la mesure où on n’a pas obtenu ce genre d’autorisation…La loi dit que c’est une information. Donc, quand vous faites l’information, on peut changer les itinéraires. Mais au lieu de cela, on dit : vous ne pouvez pas marcher à cause du Coronavirus. Nous allons arrêter une date à laquelle nous n’aurons besoin d’une quelconque autorisation que ce soit ou même information. Nous allons le faire sous la forme de manifestations éclatées par quartier », a confié notre invité, membre du Front national pour la défense de la Constitution.