Sidya Touré : « … On nous empêche de manifester alors qu’ils font des caravanes… pour la nouvelle constitution… »

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C’est un Sidya Touré très remonté que les confrères de la Radio Espace ont interrogé ce matin sur les évènements de la veille au cours desquels son véhicule de commandement a été caillassé. Il a profité du micro des journalistes pour exprimer sa « rage » contre le régime de Alpha Condé.

Ainsi, interrogé sur ce qui s’est réellement passé hier au rond point de Gbessia-Kondébounyi, dans la commune de Matoto, le leader de l’Union des Forces Républicaines n’a pas hésité à crier son indignation face à la « violence » dont les responsables du Front National pour la Défense de la Constitution sont victimes à chaque sortie : «… avant de parler de mon véhicule, laissez-moi exprimer ma rage par rapport à la situation qui prévaut actuellement dans mon pays. La Guinée est complètement au fond… Vingt un morts en un mois ! Et tous ces jeunes ont été tués de l’autre côté ! Parfois des innocents… Il faut arrêter d’accuser les leaders du FNDC ! Cela fait 39 semaines que les Algériens sont dans la rue sans heurts majeurs ni de tueries. Ces gens-là parcourent le pays avec des caravanes pour battre campagne pour la nouvelle Constitution. En Guinée forestière, partout ils font sortir des gens, paralysent les activités sans que rien ne se passe. Et on nous empêche de manifester. Pourquoi ? »

A la question de savoir pourquoi les responsables du FNDC tenaient coûte que coûte à passer sur l’autoroute Fidel Castro et non l’itinéraire indiqué par les autorités, M. Sidya Touré soutient que la décision du gouvernement a été reçue tardivement. Donc beaucoup n’étaient pas informés dans leurs rangs. Eux, non plus ne pouvaient pas se réunir tard la nuit pour sortir une réponse par rapport à la décision. «… Vous savez à quelle heure cette décision a été prise ? C’était dans les environs de 21 heures. Les gens n’étaient pas informés. Et vous savez qu’il faut d’abord se réunir prendre à notre tour une décision. Pour ce qui concerne mon véhicule, c’est dommage que les journalistes de la RTG n’ont pu faire un reportage normal. C’est même ahurissant quand écoute leurs commentaires. Mon chauffeur a été gazé, j’ai été obligé de sortir pour emprunter une autre voiture… Je crois qu’il faut encadrer les marches pacifiques que d’agresser ou d’user de la violence contre les citoyens »

Pour ce qui concerne l’arrestation du militant du RPG Arc-en-ciel qui a claqué la porte du parti à N’Zérékoré pour le FNDC, Sidya soutient que cet acte est tout simplement regrettable: « c’est dommage qu’un citoyen décide de quitter le parti et on le jette en prison… Si tout ce qu’Alpha Condé est en train de faire, on lui avait fait la même chose au temps de Conté, il ne serait pas là aujourd’hui. »

Le président de l’UFR a conclu son intervention en rappelant que la marche est un droit constitutionnel.