Sidya Touré tire la première conclusion de la série de manifestations appelées par le FNDC

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« Je pense que les manifestations d’hier ont prouvé à souhait que la majorité des Guinéens était opposée à l’idée d’un troisième mandat d’Alpha Condé. C’est vraiment la première conclusion qu’on peut tirer de ces manifestations ».

Ces propos sont du président de l’Union des forces républicaines joint au téléphone ce mardi par Guinéenews. « Ensuite, nous estimons que le pouvoir a été fébrile, parce que je ne vois pas de raison pour laquelle on peut avoir tiré sur des jeunes gens qui sont en train de manifester dans un pays où la Constitution leur donne absolument ce droit », poursuivi Sidya Touré qui dit s’être rendu compte que, notamment en ce qui concerne l’Ufr, ses militants ont été ciblés de telle façon qu’on puisse casser les manifestations. « Ce qui n’a pas marché », dresse-t-il.

Aux dires de l’ancien Premier ministre, de Matoto à Kaloum, l’on est pratiquement à près de cinquante personnes qui ont été arrêtées, y compris le responsable de la jeunesse de son parti, dont la concession familiale a été agressée, témoigne Sidya Touré.

« Les gens y ont été blessés. Des véhicules y ont été saccagés. Et je pense que ça, c’est un comportement qui n’est vraiment pas digne d’un gouvernement », regrette l’opposant.

« La deuxième chose, continue Sidya Touré, on a souhaité montrer qu’en Haute Guinée, il ne pourrait pas y avoir de manifestations. Donc, hier, les manifestants qui s’étaient réunis au siège de l’Ufr à Kankan ont été agressés, molestés et le siège a été totalement saccagé. Ils ont été envoyés à la Police. Et ce matin, ils ont été déférés et conduits en prison. On en a une dizaine comme ça », confie-t-il.

« A Siguiri, il y a des intimidations. A Mandiana, on a un blessé et on ne sait dans quel état il est ce matin. Donc, voilà un peu ce qui s’est passé hier. Mais le résultat global de tout cela, c’est que les Guinéens ont voté hier en sortant massivement et en maintenant les activités bloquées non seulement à Conakry, mais aussi dans la majeure partie des villes de l’intérieur, pour s’opposer au troisième d’Alpha Condé », a conclu l’ancien Haut représentant du chef de l’Etat.