Siguiri : le ministre de la Justice lance l’assemblée générale de la Cour d’assises de Kankan

janvier 23, 2019 6:15

Placée sous le thème: « la lutte contre l’impunité et le renforcement de la chaîne pénale », l’assemblée générale de la Cour d’assises de Kankan a été lancée ce mercredi 23 janvier à Siguiri par le ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Me Cheick Sako.

Le préfet de Siguiri, dans son discours de bienvenue, a mis l’accent sur le fait que sa juridiction soit devenue, à cause de l’exploitation de l’or, une zone cosmopolite aujourd’hui confrontée à une recrudescence du banditisme et de la criminalité.

« Le choix de la préfecture de Siguiri est vraiment un grand honneur. Car, cette zone est aujourd’hui cosmopolite à cause de l’or. Mais Siguiri reçoit aussi beaucoup de bandits et de voleurs. Malgré les difficultés et les problèmes, le système judiciaire se porte bien depuis la justice de paix jusqu’à ce qu’à son érection en tribunal de première instance », a déclaré Ibrahima Kalil Kéita.

Quant au préfet de Kankan, il a rappelé le rôle, oh combien indispensable de la justice dans le développement d’un pays. Pour rendre forte cette justice, le préfet Aziz Diop plaide pour un renforcement  des capacités du personnel notamment les magistrats.

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« Il n’y a pas de développement sans justice. Les axes de réformes de la justice sont visibles. Mais, il  y’a trop de problèmes en Guinée alors que qu’il y a moins de magistrats. Le renforcement de leur capacité doit être le socle du ministère la Justice. Cette assemblée doit être un espace d’échanges et d’évaluation pour que la justice guinéenne soit ce que les Guinéens veulent », a-t-il fait savoir.

Pour sa part, le ministre de la Justice, avant de lancer les travaux de cette assemblée générale, a tenu à rappeler l’objectif de ladite assise de Siguiri.

« Une assemblée générale, c’est le lieu où les magistrats de ressort se retrouvent pour discuter de la pratique judiciaire, corriger les imperfections, ratés et surtout innover. Car, il y’a ce qui est dans les textes, la jurisprudence et les pratiques environnantes. Car, la Guinée n’est pas un pays isolé. Depuis plusieurs années, les magistrats vont en série de formations dans les pays voisins pour leur permettre de faciliter l’exercice de leur fonction. Cette assemblée n’est pas tombée du ciel, c’est une innovation… On a choisi Siguiri parce qu’il y’a des foyers de tensions. On ne peut pas accepter que des citoyens s’interposent à l’application de la loi. Parce qu’ils ont une appartenance politique », a martelé Me Sako.

Par ailleurs, faut-il préciser que ces travaux de cette assemblée générale qui ont débuté ce mercredi, prendront fin le 25 janvier.