Siguiri : l’usine XINFA industrie au cœur d’un scandale de pollution environnementale

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Il y a beaucoup de spéculations au tour de la relocalisation de l’usine XINFA Industrie. Des rumeurs indiquent que la direction préfectorale de l’environnement aurait perçu huit millions de francs guinéens contre l’application de la décision. Le retard de la relocalisation de « XINFA Industrie », cette usine chinoise polluant l’atmosphère défraie la chronique.

Depuis le 20 septembre 2018, l’usine XINFA, une industrie spécialisée dans la confection des pièces détachées des concasseurs sise dans la commune urbaine de Siguiri a été accablée par un rapport de l’inspection de la direction préfectorale de l’environnement. Le document indique que « l’usine n’a pas réalisée d’étude d’impacts environnemental et social. Elle porte préjudice à la santé des riverains à travers son odeur nauséabonde. La fumée qu’elle dégage et le bruit assourdissant du moteur dérangent le voisinage ».

C’est ainsi, le préfet de Siguiri, Ibrahima Kalil Kéita, muté récemment à Fanarah, suite à une suggestion du directeur préfectoral de l’environnement a notifié l’arrêt immédiat des travaux, la délocalisation de l’usine XINFA industrie et le paiement d’une amende de cinq millions de francs guinéens en vertu de l’article 111 du code de l’environnement.

Pourquoi, cette décision du préfet tarde à être appliquée ?

Pour répondre à cette question, nous avons joint Aboubacar Sidiki Keita, le directeur préfectoral de l’environnement nous confirme : « ils ont trouvé une place dans la zone industrielle, mais il faut leur donner un temps pour le déplacement ».

Or, pour le chargé des affaires commerciales de la société XINFA industrie, Bakary Kamissoko, le directeur préfectoral de l’environnement aurait reçu une somme de huit millions GNF pour surseoir à une éventuelle relocalisation de l’usine.
« Il y a des dessous dans cette relocalisation. Il existe une rivalité. Et le directeur préfectoral de l’environnement ne peut pas dire qu’il n’a pas reçu d’argent. Je lui ai remis moi-même. Il ne faut pas qu’il nie les faits », martèle-t-il.

Enfin, Aboubacar Sidiki Keita dira que « la somme que cette société a payée est la taxe environnementale. Et cette société est en infraction. Il n’y a pas eu d’étude d’impacts environnemental et social. Je ne me reproche de rien, ils ont reçu la quittance ».

A suivre