Situation des Ouïghours : à l’ONU,  la Guinée et 44 autres Etats  soutiennent la Chine

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Alors que la Chine fait face aux critiques des Occidentaux – à leur tête les États-Unis –, le pays a reçu à l’ONU un soutien diplomatique massif. Quarante cinq pays dont la Guinée ont instantanément  demandé de « s’abstenir de faire des allégations non fondées contre la Chine… »

À l’initiative de la Biélorussie, ce soutien a été exprimé à la faveur de la 44ème  session du Conseil des droits de l’Homme qui a commencé depuis le 30 juin à Genève (et qui va se dérouler jusqu’au 17 juillet).

Parmi les autres pays figurent l’Arabie Saoudite, l’Iran, la Palestine, la Syrie, la Russie, le Niger, le Venezuela, le Soudan, l’Égypte.

Pour ces pays, ce que les Occidentaux considèrent comme une répression des Ouïgours est plutôt une lutte contre le terrorisme. « Le terrorisme et l’extrémisme sont des ennemis communs des êtres humains et constituent de graves menaces pour tous les droits de l’homme… Nous notons avec satisfaction que la Chine a pris une série de mesures pour répondre aux menaces conformément à la loi visant à protéger les droits de l’homme de tous les groupes ethniques du Xinjiang », déclarent les 45 pays, aussi satisfaits du fait qu’il « n’y a pas eu d’attaque terroriste unique au Xinjiang au cours des trois dernières années  et [du fait que] la sécurité et la stabilité ont été rétablies » dans cette région autonome du nord-ouest de la Chine.

Pour la plupart de ces États, il s’agit plutôt d’un soutien réaffirmé. En octobre 2019, soutenant la Chine, ces pays avaient affirmé leur ferme opposition à « la politisation des questions relatives aux droits de l’homme et de deux poids, deux mesures ». Face à eux, il y avait 23 pays menés par les États-Unis et le Royaume-Uni – qui n’ont pas eux non plus changé de position – et qui dénoncent le manque de liberté culturelle et religieuse en Chine.

 Si le club « des amis » de la Chine pèse très peu, géopolitiquement parlant, il faut souligner la présence (dans ce club) des pays musulmans comme l’Arabie Saoudite, l’Iran, l’Egypte, la Syrie, les Emirats arabes unis, l’Irak. Pour une Chine accusée de réprimer des musulmans, la présence de ces grands pays musulmans est forcément une carte à jouer.