Sortie controversée de l’imam de Kindia : le leader de l’UFDG interpelle le président de la République

août 18, 2018 8:27
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En marge de l’assemblée générale de son parti tenue ce samedi à son siège, situé à la Minière, le président de l’UFDG est revenu sur les propos très controversés d’elhadj Mamoudou Camara, l’imam Ratib de Kindia et la violation répétée de la Constitution.

A cet effet, Cellou Dalein Diallo a interpellé le président de la République, Alpha Condé par rapport à de tels propos afin de dissuader toute velléité de mettre  en ‘’danger’’, l’unité de notre pays ». Extraits :

« Ce qui a été dit à Kindia récemment, nous ne nous adressons pas à l’auteur. C’est au président de la République. C’est lui qui a prêté serment de veiller sur l’application de la Constitution qui fait de la Guinée, une République et que chaque citoyen partout où il est, a le droit d’exercer pleinement ses droits et d’accomplir ses devoirs. Il n’y a pas un territoire pour une partie des Guinéens. Le territoire de la Guinée appartient à tous les Guinéens. Le droit d’installation, le droit d’exercer les activités de son choix dans le respect des lois, le droit d’élire et d’être élu est valable pour l’ensemble du territoire de la République de Guinée. C’est cela le fondement de la République », a rappelé le chef de file de l’opposition.

Poursuivant, le leader de l’UFDG a déclaré : « nous n’interpellons pas un imam. C’est M. le président de la République qu’on doit entendre. Il faut qu’il respecte son serment. Lorsque quelqu’un veut violer les bases de l’unité nationale, les bases de la cohésion sociale, de la République, on doit entendre le président de la République. C’est lui et lui seul qui doit réagir et vigoureusement pour mettre un terme à des tels propos. M. Le président, vous devez réagir. Le peuple de Guinée vous attend. Vous avez prêté le serment de défendre l’intégrité de la nation, l’unité du pays ».

Car, pour le président de l’UFDG, « lorsque des propos menacent l’unité de la nation, on doit entendre [le président de la République]. Vous devez poser des actes, tenir un discours pour dissuader toute velléité de mettre en cause, en danger, l’unité de notre pays. Parce que les Guinéens ont fait preuve de beaucoup de responsabilité, d’esprit républicain. On aurait dû vous dire d’aller vous (Alpha Condé, ndlr) présenter au Burkina Faso parce que vos parents viennent de là-bas. On ne l’a pas fait  parce que vous êtes Guinéen, vous êtes né en Guinée, vous avez la nationalité guinéenne. On ne vous a jamais opposé cela en Guinée…»

« Les Etats-Unis ont élu Barack Obama sans dire qu’il était d’origine africaine. La France a élu Sarkozy sans dire qu’il est d’origine hongroise. Manuel Valls a la double nationalité (espagnole et française), il fut Premier ministre en France.  Nous voulons que la Guinée se modernise et qu’on se débarrasse  de ces mesquineries. Nous voulons vivre dans un pays moderne où chaque citoyen exercera pleinement ses droits. M. le président de la République, ce comportement vous interpelle », conclut-il.